Hugues de Cibon, directeur du mécénat au sein de l'association organisatrice de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, se dit «très confiant». Et pour cause, son pari ambitieux est en passe d'être relevé. Sur les 15M€ de participation des entreprises initialement prévus, 11M€ sont en effet déjà actés, que les contrats soient signés ou en voie de l'être. «Avec les autres réponses que nous attendons, il est réaliste d'imaginer que nous puissions dépasser notre objectif», se réjouit de son côté Jacques Pfister, président de l'association.
«Il reste encore de la place pour les PME »
Depuis quelques semaines, les annonces de partenariats avec des acteurs économiques se succèdent à un rythme soutenu. Le club très fermé des "partenaires officiels", qui se sont acquittés d'un chèque de 1,5M€ chacun, compte ainsi désormais La Poste, la SMC, Orange, Eurocopter et EDF. «Nous n'excluons pas de faire rentrer un sixième et dernier partenaire, glisse Hugues de Cibon. Plutôt un acteur national». Viennent ensuite les "fournisseurs officiels", Air France, et prochainement, la SNCF. Mais aussi et surtout les "partenaires projets" ou "grands projets", qui se sont engagés sur des montants allant de 40.000 à 600.000euros. «De nombreuses entreprises, de toutes tailles et de tous secteurs, ont choisi de s'associer à un projet bien précis, commente Hugues de Cibon. Elles l'ont fait pour plusieurs raisons. Tout d'abord, elles souhaitent contribuer au développement du territoire dans un pur esprit de mécénat. D'autre part, elles veulent exploiter le partenariat à travers leur communication, en misant sur les relations publiques, avec la privatisation ponctuelle d'un lieu, d'une exposition, et la mobilisation de leurs salariés». Étrangement, parmi ces entreprises, plus de la moitié ont leur siège social à l'étranger ou à Paris. «C'est une surprise pour nous, admet Hugues de Cibon. Nous pensions que les premières à s'engager seraient les entreprises du territoire». L'effet des réticences qu'a longtemps suscité le projet? Pour le directeur du mécénat, l'heure n'est plus aux doutes, mais à la confiance. «Le contenu de la programmation fait vraiment rêver, et tout le monde est rassuré sur la stabilité de la gouvernance et du financement». En revanche, pour toutes les entreprises qui souhaiteraient s'engager, «il reste encore de la place», rassure-t-il. Notamment pour les PME et les grands comptes régionaux à vocation internationale. «Se mobiliser dès maintenant ne coûte pas plus cher, et les bénéfices en seront mécaniquement plus importants», argumente Hugues de Cibon.
Mécénat Sur les 15 M€ de participation des entreprises initialement prévus, 11 M€ sont déjà signés ou en cours de signature. Les acteurs économiques sont au rendez-vous.