Le temps presse pour assurer la survie de l'entreprise
L'avenir du fabricant mulhousien de machines de cartoucherie est suspendu à la mise en oeuvre d'un accord de principe validé par l'Élysée le 6septembre dernier. L'État s'est engagé à recapitaliser le groupe Manurhin via le groupe Nexter et la Sofired. L'opération porterait sur un montant compris entre 5 et 10millions d'euros. «La contribution à ce financement serait paritaire entre capitaux privés et capitaux publics», précise Rémy Thannberger, le P-dg du groupe. Car l'État entrerait au capital avec l'industriel slovaque Delta Defence, qui avait conditionné son entrée à l'engagement de l'État français. Le capital se répartirait entre Delta Defence à hauteur de 34%, la sphère publique (État et région Alsace) à 34% et les actionnaires actuels représentés par Rémy Thannberger. Celui-ci s'impatiente: «Je ne comprends pas ces inerties. Ce n'est pas un traitement convenable. Il y a 130 salariés en jeu et 200 emplois indirects!» Le dirigeant rappelle que l'entreprise détient un carnet de commandes de 107millions d'euros.