La culture de l'innovation, cela s'entretient. Née il y a un an, la Chaire management de l'innovation de l'EM Strasbourg s'y emploie. L'avènement du club Management de l'innovation, un an plus tard, confirme la prise en mains du sujet, tant au niveau de la CCI d'Alsace que de l'école et des universités. «L'objectif de ce club est de générer de la créativité dans les entreprises alsaciennes», explique Aziz Derbal, coordinateur du club. «Nous avons fait un sondage qui révèle que les patrons savent que l'innovation est stratégique, mais aussi qu'ils ont besoin d'échanger sur le sujet», poursuit-il. Non pas sur le fond, mais sur la forme. «Notre centre d'intérêt, c'est le process, expliquer comment l'on s'organise pour arriver à innover», explique Alain Dereux, directeur général d'Activis, l'une des entreprises à l'origine de la Chaire. Vingt-deux entreprises étaient représentées à la première réunion du club. A terme, il devrait réunir un noyau dur d'un peu plus d'une vingtaine de membres. Ce qui peut être fait à tous les étages de la société par tous les salariés, chacun à son niveau : du bureau de R&D à la ligne de production. «J'ai coutume de dire que l'innovation, c'est ?No Limit?», explique Gérald Cohen, spécialiste du sujet et Doyen de la Fonderie, à Mulhouse, «mais c'est vrai que le problème d'ordre culturel est souvent plus difficile à combattre que tout autre chose». Le club doit donc donner des outils, des idées aux chefs d'entrepries pour ancrer l'innovation dans l'esprit de leurs équipes. A un niveau plus politique, il doit aussi faire entendre la voix des entrepreneurs alsaciens à l'heure ou l'Europe se penche sur un référentiel normatif visant à baliser les notions de management de l'innovation sur les questions de méthodologie, process ou encore d'organisation des entreprises.
Réseau Le club Management de l'innovation est né d'un besoin de sensibilisation des entreprises autant que de lobbying à l'heure ou l'Europe se mêle du sujet.