«Quand j'ai repris l'activité il y a 10 ans, la maison produisait 10 tonnes de pralines par an. Aujourd'hui, on en fabrique 120 tonnes. Le marché est en plein boom, mais faute de place on est obligé de refuser des commandes», explique Max Fleurdépine, gérant de la Maison de la Praline.
Booster la puissance de feu
Pour poursuivre le développement de son entreprise, il a donc décidé de quitter Charlieu pour des locaux plus grands à Saint-Denis-de-Cabanne. «Ici on travaille dans 60m². J'ai acheté des machines que je ne peux même pas installer. Là-bas, on aura 1.000m². On va augmenter notre puissance de feu en terme de cuisson et également nos capacités de stockage. On devrait rapidement atteindre les 240 tonnes par an», commente-t-il. Un investissement qui, avec le coût des travaux de rénovation, s'élève à 150.000 €. Prévu pour la mi-décembre, le déménagement devrait marquer un tournant dans l'orientation stratégique de La Maison de la Praline. «Depuis mon accident de voiture en 2003, j'ai un peu déconnecté de l'activité boulangerie-pâtisserie. J'ai donc décidé d'arrêter pour me consacrer uniquement à la praline. Le magasin est d'ailleurs à vendre...», lance Max Fleurdépine.
Visites touristiques, export et nouvelles recettes
Pour développer son activité, le gérant ne manque pas d'idées. «Je vais monter une petite boutique d'entreprise avec un show room pour développer les visites touristiques. Jusqu'à présent, on recevait une trentaine de cars par an dans des locaux pas vraiment adaptés. Désormais, on va pouvoir travailler en étroite collaboration avec les autocaristes. L'essentiel, c'est que tout le monde gagne sa vie», expose la fine fleur de la praline. Autre piste de développement: l'export. «Cela fait partie des axes que l'on va travailler. Il y a deux ans, on a fait le salon SIRHA à Lyon. J'ai eu des contacts intéressants notamment avec un importateur japonais», confie-t-il. Parallèlement à la prospection commerciale, Max Fleurdépine entend mener à terme des projets de R & D. «J'envisage de lancer des confitures à la praline. Je travaille aussi avec un industriel spécialisé dans le sucre pour mettre au point une recette d'appareil à praline, prêt à l'emploi, pour les tartes. J'ai une forte demande sur ce produit. Un client, qui détient plus de 300 magasins, est d'ailleurs très intéressé», assure le dirigeant.
Après 10 années passées à Charlieu, Max Fleurdépine a décidé de quitter la commune pour s'installer dans des locaux plus grands à Saint-Denis-de-Cabanne. Un déménagement qui devrait marquer un tournant dans l'activité de La Maison de la Praline.