Annoncée en mars et prévue pour mai 2025 à un montant bien plus bas, la levée de fonds de Magicpost dévoile une enveloppe presque trois fois plus importante. L’opération d’un montant total de 690 000 euros (contre 250 000 € annoncés initialement), finalisée en trente jours seulement, se distingue par son modèle hybride : 260 000 € en Equity levés auprès d’investisseurs issus de la communauté (clients, prestataires, créateurs de contenu, professionnels du SaaS B2B) et 430 000 € de financements non dilutifs, combinant aides de Bpifrance (274 000 €) et un prêt bancaire de la Banque Populaire Auvergne-Rhône-Alpes (150 000 €).
Pour Naïlé Titah, cofondateur et directeur général de la start-up fondée en janvier 2024, ce financement valide l’attractivité de son projet : "Notre ambition est de devenir la référence mondiale de la création de contenu LinkedIn assistée par IA. Avec nos investisseurs, nous allons accélérer l’expansion internationale, particulièrement sur les marchés anglophones où le potentiel B2B est immense", souligne-t-il.
Viser l’international
Déjà adoptée par plus de 1 000 clients, la solution développée par MagicPost vient de conquérir de nouveaux soutiens qui viennent renforcer la start-up : Matt Barker, influenceur anglophone de référence sur LinkedIn rejoint l’actionnariat, tandis que Jérôme Cohen, ancien cadre de LinkedIn, intègre le comité d'administration en tant que conseiller stratégique pour piloter la stratégie B2B.
Cette levée de fonds servira trois priorités : le développement produit, la structuration d’une équipe commerciale tournée vers les agences et entreprises, qui représentent déjà 38 % de la clientèle, et un plan marketing ambitieux (SEO, influence, stratégie de contenu). La start-up qui a réalisé un chiffre d’affaires de 170 000 € en 2024 vise 1 million d’euros en 2025. Sa volonté est également de s’appuyer sur une bascule progressive de son marché vers les États-Unis pour avoir 60 % de clients américains d’ici 2027. Pour accompagner cette croissance, la jeune pousse prévoit près de 20 recrutements d’ici trois ans. Une montée en puissance qui s’ajoute à des clients comme Saint-Gobain ou Audencia.