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L’Union TLF chiffre à 46 % la hausse du gazole professionnel entre février et septembre
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L’Union TLF chiffre à 46 % la hausse du gazole professionnel entre février et septembre

Le gazole professionnel coûtait en septembre 46 % de plus qu’en février, selon la note de conjoncture d’octobre de l’Union TLF. L’organisation estime que la hausse pèse de nouveau sur la trésorerie des transporteurs routiers de marchandises et redoute une remontée des défaillances.

— Photo : Wolfgang Weiser / Pexels

Pour suivre la conjoncture du secteur, l’Union TLF s’appuie sur des statistiques de l’Insee, du ministère des Transports et d’Altares, ainsi que sur une enquête menée auprès de ses adhérents.

Les prix du gazole depuis février

Selon l’Union TLF, le litre de gazole a coûté en moyenne, en France, plus de 1,3 € hors taxes à la mi-octobre. Il a franchi 2,3 € toutes taxes comprises. Depuis fin février, la progression atteint 66 % hors taxes et 38 % TTC.

L’accise (ex-TICPE), une taxe fixe par litre, atténue la hausse du prix toutes taxes comprises. La différence entre les deux taux s’explique ainsi.

Les transporteurs routiers bénéficient d’un remboursement partiel de cette taxe. Leur gazole a renchéri de 23 % en trois mois et de 6 % sur le seul mois de septembre.

Trésorerie, délais de paiement et indexation

Le solde d’opinion de l’Insee sur la trésorerie des dirigeants du secteur est nettement retombé en octobre, près de son point bas d’avril. La note y voit la fin d’un redressement relatif constaté durant l’été.

L’Union TLF a par ailleurs interrogé ses adhérents en septembre. Au total, 80 entreprises, qui emploient plus de 9 300 salariés, ont répondu à cette enquête.

Les délais de paiement s’allongent pour 48 % des répondants, contre 25 % en mars. Ils sont 29 % à attendre plus de 45 jours leur règlement, contre 15 % en mars. Seuls 16 % déclarent être payés sous 30 jours, le plafond légal, contre 23 % en mars.

Des clients ont cherché à contester l’indexation pour 45 % des répondants, contre 33 % en mars. Par ailleurs, 46 % font état d’une pression plus forte sur les prix spot.

La répercussion des variations du gazole est jugée correcte par 73 % des répondants. La moitié des entreprises de moins de dix salariés porte le même jugement.

Activité et emploi dans le transport routier

Le SDES, service des données et études statistiques du ministère des Transports, publie des données encore provisoires. Elles font ressortir 1,7 % de tonnes-kilomètres de plus, sur un an, pour les transporteurs français travaillant pour compte de tiers au premier semestre.

La hausse était de 0,5 % au premier trimestre et de 2,8 % au deuxième. En compte propre, l’activité recule de 9,7 % sur un an, ce que la note associe au repli de la construction.

Selon la note, 428 800 salariés travaillaient dans le secteur à fin juin, soit 0,3 % de plus en un an. L’emploi salarié privé hors intérim a, lui, reculé de 0,3 % sur un an, tous secteurs confondus.

Mesuré par l’Insee, le climat des affaires du secteur s’est dégradé en octobre, à 94,9 points, d’après la note. Il était resté voisin de sa moyenne de longue période de juillet à début septembre.

Les dirigeants se disent plus pessimistes pour les trois prochains mois que pour l’activité écoulée. Ils n’anticipent pas de hausse des effectifs à court terme.

Les défaillances pourraient repartir à la hausse

Le troisième trimestre a compté 322 défaillances de transporteurs, selon Altares, soit 6,1 % de moins qu’un an plus tôt. Ce décompte inclut les loueurs de camions avec chauffeur.

L’Union TLF craint, d’ici à la fin de 2026 ou au premier semestre 2027, une remontée des défaillances. Elle justifie cette crainte par les difficultés de trésorerie liées aux hausses du gazole de mars-avril puis de septembre.

Selon elle, l’ampleur des fragilités de nombreux transporteurs pourrait ressortir des comptes de l’exercice 2026, qui seront établis en 2027.

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