L'entreprise Loy et Cie vient d'investir 550.000 € HT dans un nouveau bâtiment de 1.000m², ainsi que 120.000 € dans des machines. Avec cet outil, le dirigeant Denis Loy affirme pouvoir produire «trois maisons par jour. Actuellement, nous sommes à une maison par mois. En 2009, nous devrions être à deux par mois minimum.» La maison à ossature bois ne représente encore que 25% du chiffre d'affaires de Loy et Cie, contre 45% pour la charpente traditionnelle et 30% pour la menuiserie. «Nous sommes déjà présents dans la maison de particulier, nous voulons maintenant nous diversifier vers le groupé, l'habitat social et le tertiaire», avance Denis Loy. Loy et Cie se fournit en résineux à 50% auprès de la CAB 56 et pour l'autre moitié en Allemagne. «Nous sommes passés d'environ 1,5M€ de chiffre d'affaires dans les années 2000 à 2,2M€ en 2008. Le marché s'annonce très difficile donc si nous parvenons à nous stabiliser en 2009, nous serons satisfaits. Je suis serein, malgré tout.»
«Aberration»
Loy et Cie, qui vient de terminer un chantier à Guidel pour le compte de BSH, voit d'un très bon oeil la volonté de l'opérateur de se tourner vers les maisons en bois. En revanche, le choix de Sippa serait une «aberration. Pourquoi aller chercher des gens à l'extérieur? Le coût est un paramètre mais les maisons doivent être pérennes. Si j'ai bien compris, on est face à de la fabrication non complète, avec des poseurs non qualifiés, sans garanties décennales.» Débordées par une demande qui jusqu'ici ne tarissait pas, les entreprises du Morbihan ne se seraient-elles pas un peu fait oublier des décideurs institutionnels du département? «Pour la communication, nous ne sommes pas bons», reconnaît Denis Loy. «Nous avons les compétences techniques mais pas commerciales. Ailleurs, ils n'ont rien mais savent très bien se vendre!»
Loy et Cie se dote d'un nouvel outil pour produire davantage de maisons à ossature bois.