Est-ce que la situation s’améliore dans vos métiers ?
2015 a été une année très difficile. En 2016, nous avons observé un léger rebond dans les activités de distribution au premier trimestre, mais qui s’explique par des clients qui étaient obligés de renouveler du matériel. Il ne s’agit pas d’une embellie durable et pour le reste de l’année, nos carnets montrent que la baisse d’activité va se poursuivre. Nous sommes évidemment très liés à l’activité du BTP. En Lorraine, par exemple, les budgets départementaux consacrés à la route sont en baisse de 5 à 30 %. Et la raison nº1 de cette situation, c’est la baisse des dotations de l’État aux collectivités. Mais il faut souligner que cette mesure impacte à 100 % l’investissement, car les collectivités ont décidé de ne pas se réformer, en repensant par exemple le social.
Les mouvements sociaux ont-ils un impact sur vos entreprises ?
Le blocage des raffineries a des conséquences sur l’ensemble des produits pétroliers. Certaines centrales d’enrobage sont déjà bloquées. Cela veut dire qu’il était compliqué de travailler du fait de l’absence de commandes, et maintenant, nos clients vont se retrouver dans l’incapacité de pouvoir travailler en raison du manque de matière première. D’une situation très grave, nous allons vers une catastrophe.
Dans ces conditions, comment préparez-vous l’avenir ?
Malgré des marges en baisse et la trésorerie qui souffre, il faut répondre à des clients de plus en plus exigeants en terme de services, d’efficacité du matériel ou encore de conseil. Aujourd’hui, nos entreprises doivent aller vers des technologies de pointe qui nous permettront de répondre. Donc concrètement, il faut investir malgré la crise. Nous sommes confrontés à un profond changement de modèle