"Pour l'instant, nous sommes sous le feu des projecteurs parce qu'il y a l'Euro, mais après il va falloir capitaliser et continuer sur cette dynamique", lance Denis Ligonnet, l'un des trois co-fondateurs de Green Cup.
Retenue par l'UEFA pour fournir en gobelets réutilisables quatre des dix stades qui accueillent la prestigieuse compétition de football, la PME stéphanoise estime à environ 20% de son chiffre d'affaires annuel les retombées économiques de l'Euro 2016. "Au niveau des volumes, cela représente entre 700.000 et 800.000 gobelets fabriqués pour les quatre stades où nous avons été retenus. Ensuite, il y a les fan-zones. C'est un marché différent de celui de l'UEFA, que nous avons géré avec un partenaire de l'UEFA et directement avec les Villes. Un marché qui va représenter entre 750.000 et 1 million de gobelets supplémentaires", précise Denis Ligonnet.
Et après l'Euro ?
Conscients que cette manne financière et ce formidable "coup de pub" ne se renouvelleront pas chaque année, Denis Ligonnet et ses deux associés, Florian Garnier et Romain Wisseler, planchent donc déjà sur l'après Euro. "On va se structurer en interne pour établir des communiqués post Euro, susceptibles d'intéresser les médias, pour gérer au mieux notre communication", confie Denis Ligonnet.
Si le volet communication est effectivement un levier stratégique pour surfer sur l'Euro, Green Cup entend surtout rapidement se positionner sur d'autres événements d'envergure. "Les Jeux Olympiques de Rio, cela n'a pas été possible pour des raisons de logistique et notamment sur la partie entrée des produits sur le territoire. C'est ce que le CIO nous a fait comprendre. En revanche, on va se pencher très rapidement sur les J.O de 2024. Si jamais Paris avait le bonheur d'être retenu, ce serait formidable car cela représenterait un marché encore plus conséquent que l'Euro", expose Denis Ligonnet.
Deux projets de machine
En attendant, Green Cup devrait poursuivre sur la voie de l'hypercroissance. L'entreprise stéphanoise, qui emploie 20 salariés et a réalisé 1,7 M€ de chiffre d'affaires sur le dernier exercice (+75%), prévoit de nouvelles embauches d'ici à la fin de l'année. "Au début, on fonctionnait beaucoup avec les festivals. Là, on touche toutes les salles de spectacles, les Zénith, nous avons aussi les marchés de Noël... Bref, notre activité est de moins en moins saisonnière", justifie Denis Ligonnet, qui planche par ailleurs sur deux projets, qui pourraient bien servir à Green Cup de relais de croissance dans les années à venir.
"Sur certains événements, on propose le lavage et le séchage des gobelets. Notre idée est de mettre au point un module qui permet de laver et sécher assez rapidement les gobelets. Il s'agit en fait d'une machine que l'on commercialisera sous forme de vente ou en location pour des événements. C'est un projet qui devrait voir le jour sur la saison 2017", expose le dirigeant.
Et de conclure : "On a aussi une réflexion sur la vaisselle jetable. Certains projets de loi envisagent de l'interdire. Du coup, on se penche dessus pour voir quelle alternative on pourrait proposer notamment pour remplacer les gobelets jetables des distributeurs automatiques de café. C'est un projet sur deux à trois ans qui prévoit la conception d'une machine. Pour l'instant, on en est au stade du pré-prototype et des études".
Spécialisée dans la fabrication de gobelets réutilisables, Green Cup a été retenue comme fournisseur officiel de l'Euro 2016 par l'UEFA. Une formidable vitrine sur laquelle ses dirigeants entendent bien capitaliser.