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L'Observatoire Nantais de l'Immobilier Commercial sort sa première édition
Nantes # Immobilier # Conjoncture

L'Observatoire Nantais de l'Immobilier Commercial sort sa première édition

Le CINA (Club Immobilier Nantes Atlantique) et la CCI Nantes Saint-Nazaire ont passé au crible 500 valeurs locatives sur l'agglomération nantaise pour publier la première édition de l'ONICO (Observatoire Nantais de l'Immobilier Commercial), un outil qui n'a pas son équivalent en France.

Après l'Observatoire du logement locatif privé et l'observatoire des marchés des opérations immobilières dans le tertiaire et dans l'industrie, le CINA (Club Immobilier Nantes Atlantique) se dote d'un troisième outil, l'ONICO (Observatoire Nantais de l'Immobilier Commercial) qui fait l'état des lieux des valeurs locatives dans l'agglomération nantaise. Pour réaliser cette première édition de l'ONICO, le CINA a travaillé en partenariat avec la CCI de Nantes Saint-Nazaire sur 500 valeurs locatives de l'agglomération. « Cet observatoire se veut un outil au service des décideurs locaux, des professionnels de l'immobilier et des commerçants pour qu'ils puissent évaluer l'attractivité relative des zones commerciales, identifier les difficultés et prendre des décisions en connaissance de cause », explique Hugues Frioux, vice-président de la CCI en charge du commerce.

Grande disparité des loyers commerciaux en centre-ville

La première édition d'ONICO permet de constater des écarts de loyers considérables sur l'ensemble de la métropole. « Le marché des locaux commerciaux n'a jamais été aussi contrasté. Et c'est particulièrement vrai pour les emplacements localisés en ville, au cœur des axes marchands », constate Pascal Chessé, président de la commission commerce du CINA.

Dans le centre-ville de Nantes, les loyers annuels s'étalent ainsi de 221 euros au m² à 1 563 euros. Cette forte amplitude est portée par les grandes enseignes qui acceptent de payer le prix fort pour s'implanter à Nantes et renforcer leur notoriété nationale, voire internationale. Alors que, dans le même temps, les commerçants indépendants peinent à suivre cette tendance haussière. « Tout l'enjeu pour le commerce de centre-ville est de conserver des indépendants pour assurer la diversité tout en attirant les grandes enseignes qui jouent un rôle de locomotive pour l'attractivité », indique Hugues Frioux.

Les nouveaux pôles du commerce nantais

Aux côtés des secteurs emblématiques (Graslin, Crébillon, place Royale, Pommeraye, Château...), de nouveaux pôles tentent avec plus ou moins de succès de se faire une place dans le commerce nantais. Le passage Cœur de Nantes (3 500 m²), qui a ouvert ses portes au printemps 2016, a attiré sept magasins. Seuls trois espaces demeurent inoccupés. Cet espace pourrait booster l'activité dans cette partie de l'hyper-centre.

La place Aristide Briand, après l'ouverture du Radisson Blue dans l'ancien Palais de justice et avec le projet d'aménagement de l'ancienne prison qui sera achevé fin 2019, devient un nouveau pôle immobilier de Nantes. En revanche, le Carré Feydeau, reste en 2017 un signal faible pour le développement du centre-ville de Nantes même si la commercialisation des cellules commerciales progresse : 31 sont vides contre 54 en 2015.

ONICO devrait affiner son analyse dans ses prochaines éditions. À noter qu'actuellement il est le seul observatoire de ce type existant en France, les autres observatoires appartiennent à des opérateurs privés développant leur analyse du marché à partir de leurs seules données. Enfin, CINA devait lancer, au printemps et en collaboration avec les banques, un observatoire du financement du logement pour les particuliers.

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