Le secteur des services n'a pas été épargné par le ralentissement de l'activité, «mais moins que d'autres secteurs, comme l'industrie par exemple, précise Khaled Zainine, chargé d'études à la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Lorraine. Il y a des domaines qui gardent un rythme de croissance normal, comme la santé. D'autres ont connu un recul, comme l'immobilier. Mais c'est le transport qui tire l'indice vers le bas.» Ainsi, fin juin, 32% des chefs d'entreprise enregistraient un niveau d'activité faible. Seuls 23% émettaient des avis favorables. «C'était l'inverse six mois plus tôt.»
Toute la Lorraine touchée
La Lorraine dans sa globalité est touchée par ce recul. «Mais le département des Vosges est le plus atteint avec 21% d'avis défavorables.» Si la Meuse et la Moselle enregistrent un niveau d'activité pratiquement identique à la tendance nationale, la Meurthe-et-Moselle enregistre un retrait plus modéré. «Ceci grâce à un tissu d'entreprises de services compétentes.» En terme d'emploi, 1/3 des entreprises réduisent leurs effectifs, tandis que 58% gardent une stabilité. «Mais les perspectives restent à la baisse, car 27% des entreprises pensent réduire leur masse salariale d'ici à la fin de l'année.» Reste cependant un indicateur réellement en panne: l'investissement. «42% des entreprises du secteur des services ont baissé leurs investissements.» Contre 17% qui les ont augmentés. «Mais les services restent moins pessimistes que d'autres domaines, comme l'industrie.Actuellement, les entreprises connaissent un léger rebond. Mais c'est, pour moi, une période de rattrapage. Ensuite, il y aura une période de convalescence. Je pense que ce sera une reprise progressive. Ce qui n'est pas trop bon pour l'emploi.»
Si la crise n'a pas épargné les services, la dégradation y est moins importante que dans d'autres secteurs.