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Linde : L'unité de Rennes sauvée in extremis
Rennes # Chimie # Ressources humaines

Linde : L'unité de Rennes sauvée in extremis

Linde France veut réduire la voilure. Le nº2 français sur le marché des gaz médicaux, filiale du groupe chimiste allemand Linde, a annoncé en comité central d'entreprise sa volonté de s'engager dans un projet de restructuration.

Selon les syndicats de salariés, le groupe prévoit la fermeture de six sites sur douze qui conduirait à la suppression d'environ 20 % des effectifs en France, soit 140 sur 744 salariés. Les unités concernées étaient celles de Rennes, Bordeaux, Sète, Nancy, Berre (pour moitié) et la Roquette-sur-Var (Baux-Roux), près de Nice, où travaillent 18 personnes. Sur ce site, pourtant, comme ailleurs, Linde avait opéré d'importants travaux de modernisation et de mise en conformité en 2014 pour un investissement total de 3,8 millions d'euros.

La question de la fusion

L'annonce de la restructuration a donné lieu à un mouvement de grève sur l'ensemble des sites français de Linde, suspendu le 24 mai suite à l'engagement de la direction de revoir sa copie et de suspendre la fermeture des sites de Rennes et de Berre. Des négociations avec les syndicats ont eu lieu mi-juin. Quant aux raisons de la restructuration, elles diffèrent selon les interlocuteurs : refonte de l'organisation pour préparer l'avenir avec des usines plus modernes ou projet de fusion avec l'Américain Praxair ? Linde France a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 260 millions d'euros pour un résultat net de 23 millions d'euros.

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