Yves Morin,
directeur général du Centre technique du cuir,à Lyon
Quel est le rôle du CTC?
Ce comité basé à Lyon accompagne le développement des industriels du cuir, de la chaussure, de la maroquinerie et de la ganterie. Il compte 900 adhérents en France, ce qui lui assure près de 10M€ de ressources par an, et 2.000 clients à travers le monde. Pour eux, il commercialise des prestations d'audits, d'inspections, d'analyses chimiques, de marquages CE, de tests... pour un montant de 11M€ par an, dont 40% réalisés à l'international. Le CTC est capable de proposer plus de 300 tests produits.
Pourquoi ouvrir une filiale en Inde?
L'Inde fabrique deuxmilliards de paires de chaussure par an sur un marché de 17milliards. Le pays a une bonne culture du produit car il travaille le cuir depuis toujours, mais les distributeurs internationaux exigent des garanties de qualité. Nos prestations de contrôle et d'audit permettront d'assurer la qualité des produits fabriqués en Inde. Le responsable du développement et de l'international de CTC travaille avec le bureau de New Delhi, ouvert en février, pour identifier un laboratoire qui pourrait être partenaire du CTC ou éventuellement pour procéder à une opération de croissance externe. Pour l'heure, nous accompagnons une délégation de 32 entreprises françaises de la chaussure sur un salon en mai pour marquer notre arrivée en Inde.
Avez-vous d'autres projets d'implantations?
New Delhi est la 5e implantation du CTC, après Hong Kong (1996), Ho Chi Minh (2002), Shanghai (2005) et Donguan (2009). Nous souhaitons faire monter ces laboratoires en puissance pour atteindre une taille critique pour le CTC, par des opérations de croissance externe par exemple. Pour 2012, nous visons l'Indonésie et le Brésil, gros fabricants et distributeurs de produits en cuir. www.ctcgroupe.com
- TROIS QUESTIONS À