LGV : Trois enquêtes publiques lancées en octobre prochain
# Investissement

LGV : Trois enquêtes publiques lancées en octobre prochain

Le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) coûterait, selon les dernières estimations, 9,1 milliards d'euros. Mais il génèrerait également 15.000 emplois.

L
e nouveau réseau En octobre 2013, le ministre délégué aux Transports a arrêté le tracé définitif des LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Avec ces nouvelles lignes (327 km entre Bordeaux-Toulouse-Dax), les voyageurs parcourront Toulouse-Bordeaux en 1h05, Toulouse-Paris en 3h10 et Bayonne-Paris en 3h25 avec la première phase des travaux (3h15 à terme). Des gains de temps qui s'ajoutent aux 50 minutes qui seront gagnées dès 2017 avec la LGV Tours-Bordeaux.




Des aménagements à Bordeaux et Toulouse

Au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, il faudra réaliser des aménagements des lignes classiques, sur respectivement 12 km et 19 km. « Entre Toulouse Matabiau et le nord de Saint-Jory, il faudra installer quatre voies, au lieu de une et deux aujourd'hui », précise Pierre Boutier, directeur de RFF en Midi-Pyrénées. De nouvelles gares devront être réalisées à Agen, Mont-de-Marsan et Montauban.




Le calendrier

La prochaine étape ? Trois enquêtes publiques vont être lancées en octobre 2014, portant sur les trois projets constituant la première phase du GPSO (aménagements et nouvelles lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax). L'obtention de la déclaration d'utilité publique sera ensuite nécessaire pour la poursuite du projet. Puis les travaux seront lancés pour une mise en service en 2024 (Bordeaux-Toulouse), 2027 (Dax) et un hypothétique 2032 pour Dax-Espagne.






Quels financements ?

Le coût total du projet s'élève à 9,1 milliards d'euros. Le tour de table est prévu après la déclaration d'utilité publique, soit dans un an et demi. L'incertitude règne sur ce point... « On aurait de l'argent de l'Europe pour financer les interconnexions », évoque Jean-Louis Chauzy, président d'Eurosud Transport. « S'il y a des trous, on trouvera facilement de l'argent auprès d'investisseurs privés », renchérit Alain Di Crescenzo, président de la CCIT.








Les retombées économiques

Pour Thierry Le Friant, président de la Fédération régionale des travaux publics Midi-Pyrénées, ce projet génèrerait 13.500 emplois pour 2.000 à 2.500 entreprises de BTP, et 1.7 milliard d'euros de chiffre d'affaires. « On a vraiment besoin de la LGV pour redynamiser notre profession qui est en berne depuis 2007. » Au-delà des entreprises de travaux publics, le nombre d'emplois générés par le programme GPSO a été estimé par RFF à 15.000, dont 6.000 directs.










Le redécoupage régional : une nouvelle donne ?

La fusion avec le Languedoc-Roussillon va-t-elle compliquer l'avancée du projet ? Il faudra peut-être le prolonger jusqu'à Perpignan et Montpellier, a évoqué Jean-Louis Chauzy.

# Investissement