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LGV Rhin-Rhône : Le petit contournement de Mulhouse mis sur les rails par le plan de relance
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LGV Rhin-Rhône : Le petit contournement de Mulhouse mis sur les rails par le plan de relance

Le dossier du "petit shunt" de Mulhouse a connu un rebondissement avec son inclusion dans le plan de relance du gouvernement. «C'est un mauvais coup porté à la dynamique de la Ligne à grande vitesse Rhin-Rhône», selon Thierry Zettel, secrétaire général de l'association Trans Europe TGV Rhin-Rhône-Méditerranée. Début février, le chef du gouvernement François Fillon a annoncé la réalisation du petit contournement de Mulhouse comme faisant partie du plan de relance de l'économie. Cette annonce, qui se voulait porteuse d'espoir car d'activité pour les entreprises locales, n'a pas soulevé un enthousiasme démesuré dans le Sud Alsace. Les observateurs craignent que ce projet de contournement provisoire, dont le coût est estimé à 40millions d'euros, ne se substitue définitivement à celui que tous appellent de leurs voeux: la réalisation de la deuxième tranche de la branche est du TGV Rhin-Rhône, soit une ligne à grande vitesse reliant Petit-Croix (Belfort) à Lutterbach (Mulhouse). Coût estimé: 600millions d'euros. Dans le premier cas de figure, le gain de temps sur un Strasbourg-Lyon est de 8 minutes environ. Il est de 25 minutes dans la deuxième hypothèse, et il permettrait de libérer les voies existantes pour plus de fret et de TER entre Mulhouse et Belfort, tout en garantissant à la capitale du Sud Alsace une position clé sur la LGV Rhin-Rhône et, au-delà, vers la Suisse et l'Allemagne. «Nous avons une opportunité extraordinaire en matière de développement des infrastructures», explique Francis Flury, maire de Brunstatt, «il ne faut pas la laisser filer». Dans le cas du petit contournement, sa commune accueillerait une partie du tracé. «Je suis prêt à utiliser tous les recours possibles dans le cadre de l'enquête publique contre ce projet», s'insurge-t-il. Du côté de la CCI-SAM, on prend acte de cette annonce et l'on veut rassembler les forces pour se battre pour la réalisation de la deuxième phase de la LGV. «Nous sommes orphelins du plan de relance», souligne Jacques Droy, directeur général de la Chambre, «on nous a donné ce que nous n'avons pas demandé, et nous n'avons pas obtenu ce que nous souhaitions». La tactique est désormais d'«engager le gouvernement dans l'engrenage des travaux en soutenant les études projet et l'achat des terrains», poursuit-il. Des étapes qui doivent être engagées avant la fin de la déclaration d'utilité publique (2012) et qui constitueraient un point de non retour: la deuxième phase serait sauvée.

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