De La Flèche, direction la côte Atlantique. Lifenum va ouvrir un bureau à Saint-Nazaire en septembre 2026. Cette TPE sarthoise est spécialisée dans le conseil et la mise en place de solutions numériques dans les PME et ETI. Le double objectif de cette implantation est d’accompagner la mobilité de collaborateurs et d’ouvrir le portefeuille à de nouveaux acteurs économiques, explique le dirigeant et fondateur, Olivier Cavaillès.
Des envies de migrer à l’ouest
"Il y a deux ans, nous avions déjà eu un projet d’ouverture à La Roche-sur-Yon. Pour raisons économiques, cela n’avait finalement pas pu se faire, raconte Olivier Cavaillès. Là, nous répondons au souhait de deux des cinq collaborateurs de déménager près de la mer. Ils auront en contrepartie la mission de développer la clientèle dans le bassin dynamique de Nantes et Saint-Nazaire, notamment industrielle, et de participer aux réseaux locaux, dont la French Tech." Des recrutements sont envisagés à partir de 2027.
Un champ d’action avant tout régional
Basée à La Flèche, la société créée en 2017 intervient jusqu’ici dans les secteurs du Mans, de Laval, d’Angers, de Tours auprès des PME et ETI. La plupart de ses clients opèrent dans l’industrie, les transports et l’e-commerce. "Et nous avons de plus en plus de petits projets dans le bâtiment", précise le chef d’entreprise.
L’ESN a réparti ses activités en quatre pôles : stratégie et management du système informatique ; automatisation et ERP ; IA, données numériques et transfert digital ; services managés (infogérance sur serveurs externes à une entreprise) et cybersécurité…
Lifenum avait déjà ouvert un bureau Mans en 2023. Le dirigeant a créé un lieu dans la capitale sarthoise pour se rapprocher des centres de décision locaux ainsi que des étudiants des écoles locales, en particulier des ingénieurs informatiques.
Avant même d’ouvrir la prospection à Saint-Nazaire, Lifenum connaît "une belle année", selon Olivier Cavaillès. Qui préfère cependant rester discret sur le chiffre d’affaires de son entreprise. "Pour moi, cela ne veut rien dire, explique-t-il. Nous n’avons pas d’associés, pas de financements, pas d’emprunts, nous travaillons en open source. Notre modèle économique surprend parfois."
Le bureau nazairien sera déclaré en tant qu’établissement secondaire. "Notre vision est de profiter du dynamisme local mais c’est aussi de cotiser, payer des impôts locaux, pour participer à la vie locale", souligne le dirigeant.