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Les PME et ETI doutent de leur capacité à atteindre leurs objectifs
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Les PME et ETI doutent de leur capacité à atteindre leurs objectifs

Le dernier baromètre Entreprise du Futur – Implid met en avant le pessimisme des patrons de PME et ETI dans un contexte chahuté. Il détaille les enjeux majeurs que se fixent ces entreprises en 2025 en matière de révolution digitale, de RSE et de gestion RH.

Les dirigeants de PME et ETI veulent accélérer la croissance organique de leur entreprise en 2025 — Photo : bizvector - stock.adobe.com

Le réseau d’accompagnement des dirigeants d’entreprises, Entreprise du Futur, et le réseau de conseils aux entreprises Implid publient les résultats de la dernière vague (3e quadrimestre 2024) de leur baromètre PME-ETI. Une enquête centrée sur les thématiques des trophées annuels Entreprises du Futur (dont le Journal des Entreprises est partenaire) : l’humain, l’engagement, la révolution digitale, l’orchestration et la stratégie.

Premier constat : la moitié des dirigeants d’entreprises interrogés pensait ne pas pouvoir atteindre leurs objectifs d’activité et de rentabilité en 2024 en pointant trois causes principales, le contexte géopolitique et social, un ralentissement de leur marché et des difficultés en matière de gestion des ressources humaine (difficultés de recrutement, manque de compétences, motivation des équipes insuffisante).

Accélérer la croissance

Pour 2025, ces mêmes dirigeants se recentrent sur leur cœur de métier en se fixant deux enjeux stratégiques prioritaires : accélérer la croissance organique de l’entreprise et élargir les segments de clients. Ils misent pour cela sur l’optimisation de leurs processus industriels, sur leur capacité d’innovation, la proposition de valeur de leur entreprise et sur la gestion du capital humain en instaurant de nouvelles dynamiques de travail.

Une vision claire de la transformation digitale nécessaire

La très grande majorité des dirigeants interrogés (84 %) estime avoir une vision claire de la transformation digitale de leur entreprise pour les trois à cinq prochaines années, 46 % d’entre-eux disposant d’ailleurs d’une feuille de route. Les deux enjeux prioritaires en la matière pour 2025 sont la digitalisation des processus et des méthodes, le déploiement d’outils digitaux internes (ERP, CRM, …) et l’intégration de l’Intelligence Artificielle. Ils en attendent une accélération de leur productivité interne, un accroissement de leur visibilité et une amélioration de la connaissance et de la proximité client.

Priorité à la labellisation RSE

Dans le champ de la RSE, c’est la démarche de labellisation qui domine avec plus de la moitié des entreprises (55 %) disposant d’au moins un label ou certification RSE. Dans le détail, 41 % ont un label généraliste de type Lucie, Engagé RSE, B Corp, EcoVadis, 21 % un label environnemental, 14 % un label sécurité (des biens, personnes, données ou infrastructures) et 10 % un label social. Les enjeux 2025 demeurent inchangés depuis 2023 : d’abord la transition environnementale, puis le bien-être au travail et la QVT.

Attentifs aux nouvelles exigences de la directive CSRD applicables à compter du 1er janvier 2025, les dirigeants des entreprises concernées par cette nouvelle réglementation confessent avoir besoin de se renforcer sur plusieurs points : compréhension des critères de la CSRD pertinents dans leur contexte, compétences et disponibilités de leurs équipes pour travailler sur les critères de la CSRD, sensibilisation de leur équipe dirigeante et des équipes managériales, adoption de méthodes pour conduire la démarche CSRD et construire le rapport.

Accueillir la génération Z

Enfin, en matière de gestion RH, les répondants à l’enquête estiment que leur principal défi est d’adapter leur management pour répondre aux attentes des collaborateurs de la génération Z en matière de flexibilité, de reconnaissance et de sens au travail. Tout en reconnaissant que cette nouvelle génération représente une opportunité majeure d’innovation.

De façon plus large, les entreprises interrogées se fixent trois enjeux RH majeurs en 2025 : d’abord la fidélisation des collaborateurs, puis l’optimisation et la maîtrise des coûts RH et enfin le recrutement de nouveaux collaborateurs, alors que ce dernier était l’enjeu principal l’an passé.

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