Les pigeons piquent les institutions

Les pigeons piquent les institutions

Les Pigeons, mouvement de défense des entrepreneurs français, aurait-il heurté la sensibilité des instances patronales nationales historiques? Quelques jours après le début du mouvement qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, les boîtes mails des dirigeants recevaient des appels appuyés des instances patronales locales pour signer leur pétition. Pas de jaloux, chacun la sienne! C'était peut-être l'occasion de parler d'une seule voix. Eh bien non. Le Medef Lyon-Rhône et la CGPME du Rhône ont inondé les boîtes mails (la formule digitale a réussi aux Pigeons, utilisons-la) de leurs adhérents et plus largement du milieu économique lyonnais pour récolter les signatures. Piquées au vif les grandes institutions qui parlementent depuis des décennies avec les différents gouvernements pour améliorer le sort des entreprises françaises? Sûrement vu les réactions immédiates. Et même si le mouvement des Pigeons fait pschitt, il aura au moins eu le mérite de réveiller les consciences: le gouvernement commence à faire marche arrière, les instances locales ont réagi. Faire bouger les choses. Mettre un bon coup de pied dans la fourmilière avant qu'il ne soit trop tard. Voilà ce que les dirigeants (moroses s'il en est) attendent aujourd'hui de leurs représentants. @email

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