Les chants des supporters, la pelouse sous la lumière crue des projecteurs, une certaine effervescence qui monte des tribunes. Que l'on soit amateur ou non de football, il faut le reconnaître : un soir de match, c'est toujours un moment spécial. Le service commercial de l'ASNL l'a bien compris : lors des matches, ce sont près de 400 entreprises partenaires qui assistent aux rencontres au stade Marcel-Picot et peuvent se retrouver autour d'un buffet ou d'une table. Screg Est compte parmi les fidèles des usagers des loges VIP de l'ASNL. Loge qu'elle a partagée dans un premier temps avec Perthuy Construction puis avec Dalkia. « Cette formule permet d'avoir plus d'intimité avec nos clients qui sont parfois accompagnés de leurs épouses ou de leurs enfants », précise Gabriel Franceschini, directeur commercial Screg Est. Et si au cours de la soirée, il arrive toujours un moment où la conversation porte sur les affaires, ce n'est pas l'objectif. « On est là pour passer un moment de convivialité et de détente. Et lorsqu'à la fin de la soirée, les joueurs passent dans la loge, c'est toujours un moment intéressant pour les clients. Et pour les enfants, c'est magique. »
« Ancrage local »
Pour Thierry Doudot, président du directoire du DLSI et partenaire maillot de l'ASNL pour la deuxième saison, le premier bénéfice de s'associer avec le club, c'est la visibilité : « Nous travaillons aujourd'hui avec un client marseillais qui a vu notre nom sur le maillot ». Une implication au sein du club qui permet aussi à la société intérimaire de faire du business autour du stade et notamment de déccrocher des marchés avec les autres partenaires de l'ASNL. Si le stade n'est pas forcément le lieu où l'on signe des contrats, c'est plutôt l'occasion de se retrouver « dans un contexte différent de celui du travail », détaille Romain Manneville, en charge du marketing pour le Groupe Mentor, qui invite parfois des « apporteurs d'affaires ». Idem pour le patron de TBI, Jean-Pierre Klein : « On se retrouve là-bas plutôt qu'au restaurant. Après, avec les clients, ça change la relation, on partage quelque chose ».
La menace de la descente
Philippe Cheere, directeur commercial chez Délipapier à Pompey, souligne qu'en tant « que société italienne, il est important pour nous de montrer notre ancrage régional ». Ce qui n'empêche pas les échanges avec les autres partenaires. « Nous en avons beaucoup lors des matches, mais également lors d'opérations communes avec l'ASNL pendant lesquelles nous faisons visiter notre usine. » Pour le service commercial de l'ASNL, ces relations d'affaires sont précieuses : « Nous axons aussi notre démarche sur le développement du réseau de partenaires ». Depuis quelques mois, l'ASNL propose, sur internet, un club VIP. « Par ce club, ils communiquent et font du business directement entre eux, sans passer par nous. » Pour tous les partenaires, supporters ou non de l'ASNL, un danger menace ce lieu de réseau lorrain : les mauvais résultats du club. « Si l'ASNL descend, il y a un risque de voir l'intérêt pour le club diminuer », estime Nancy Grégoire, en charge du partenariat pour Lorraine Repro.
Premier club de football lorrain, l'ASNL a su tisser un solide réseau de relations : les soirs de match, 400 entreprises se retrouvent dans les tribunes de Marcel-Picot.