Avant même l'élection du président du conseil de surveillance du GPMR qui devait se tenir au début du mois de février, Philippe Deiss, le d-g du port a esquissé le projet stratégique tel qu'il l'ambitionne pour la «nouvelle ère» qui s'ouvre. La mise en oeuvre de la réforme portuaire touchant à son but, avec l'organisation d'une nouvelle gouvernance des ports, la place rouennaise n'a d'autre choix que de se projeter dans l'avenir. «Notre projet s'articule autour de trois fondamentaux», a rappelé Philippe Deiss: «le développement général de l'activité économique, l'aménagement et le développement de nos espaces et la performance de la structure».
Une filiale de maintenance de l'outillage
En d'autres termes, le GPMR fait une priorité de son projet d'amélioration des voies d'accès au port par l'arasement des points hauts du chenal, de même que de l'allongement en cours du quai du terminal conteneur de Grand-Couronne. 2009 sera aussi marquée par la commercialisation de la zone RVSL3 (98.000m² de surface d'implantation) ainsi que par la constitution d'une filiale de maintenance de l'outillage qui devrait permettre d'absorber certains emplois du GPMR non détachés auprès des opérateurs. Sur la question du canal Seine-Nord-Europe qui doit relier à l'horizon 2015 l'Escaut, au Nord, à la Seine, l'administration comme les acteurs économiques portuaires semblent s'être faits une raison et affichent désormais un volontarisme confiant: «pour le port, c'est un atout», tranche Philippe Deiss. «C'est une composante essentielle de notre développement et en tant que port, on ne peut pas s'opposer à une nouvelle voie de desserte. Nous devons apprendre à fixer la marchandise en participant aux espaces logistiques prévus». Et de conclure: «nous investirons sur ces nouvelles plateformes!»
Le port maritime de Paris
Philippe Deiss a également confirmé que le port de Rouen avait répondu à un appel à projet concernant les autoroutes de la mer sur une liaison avec le Portugal. Les négociations avec les autorités lusitaniennes devaient même se finaliser fin janvier. Enfin, il a rappelé la nécessité de s'inscrire dans la démarche Région capitale initiée par l'État en réaffirmant que Rouen «est le port maritime de Paris!»
Dans l'attente d'une première réunion du conseil de surveillance du GPMR et de l'élection de son président, Philippe Deiss a présenté à Paris les grandes lignes du projet stratégique du port.