La Région Normandie fait du développement des Low tech en Normandie une des composantes de sa stratégie pour une économie plus circulaire, plus résiliente et toujours plus innovante. Elle est engagée auprès de l’ADEME, l’Agence de la transition écologique basée à Hérouville Saint-Clair, depuis le lancement du premier appel à manifestation d’intérêt en 2022. "1,4 million d’euros de subventions a été investi entre 2022 et 2025 pour 18 projets d’entreprises et associations de low tech en Normandie", confirme Guillaume Lefrançois, Directeur délégué de la Direction régionale de l’ADEME.
Développer des projets en open source
L’ADEME et la Région Normandie ont établi des attentes pour la suite du réseau low-tech normand d’ici à 2028. Il y a trois nouveautés par rapport aux missions actuelles du réseau : "Nous souhaitons mettre l’accent sur l’accompagnement des acteurs dans la documentation technique de leur projet en open source et sensibiliser davantage les collectivités locales aux démarches low-tech", précise Ilan Vermeren, animateur du réseau Low Tech normande, "un évènement grand public d’ampleur régionale sur les low-tech sera également organisé. Notre objectif est d’ouvrir la voie vers une transition écologique plus équilibrée entre technologie et sobriété, accessible à toutes et tous à une échelle locale."
Le réseau normand de la Low tech est né suite au lancement d’un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) en 2022 et d’un Appel à Projets (AAP) en 2023 par l’ADEME en partenariat notamment avec la Région Normandie : "La fédération d’entreprises, d’associations et de collectivités engagées dans ces démarches low-tech, avait fait émerger le besoin d’une structure collective. La principale force du réseau est de fédérer des acteurs allant de l’industrie au collectif citoyen, en passant par les institutions", assure Hubert Dejean De la Bâtie, vice-président de la Région Normandie.
Environ 40 entreprises et 60 associations sont aujourd’hui recensées au sein du réseau. Parmi les entreprises qui ont été créées : Human Mob qui a conçu le Waylibus (Rouen), un vélo-bus pour le ramassage scolaire, La Belle Tech (Saint-Romain-de-Colbosc) qui professionnalise des low-tech comme le rocket-stove Mushu pour la cuisson sur les marchés ou festivals, PassiLow (Rouen) développeur d’un projet de conception d’une tiny-house passive sans système de chauffage ni ventilation mécanique pour des personnes en situation de rue.
Le réseau Low-Tech normand est aussi membre du réseau Normandie Économie Circulaire (NECI) initié par la Région Normandie, l’ADEME Normandie et l’État (DREAL).