Les Entrepreneuriales : c’est la rentrée à « l’ école » gratuite du chef d’entreprise
# Activités culturelles et événementiel

Les Entrepreneuriales : c’est la rentrée à « l’ école » gratuite du chef d’entreprise

Chaque année, cinq projets étudiants du programme aboutissent à une création d’entreprise. Focus sur cette douzième édition de la promotion des Entrepreneuriales qui mobilisent 265 étudiants dans la Région sur 64 projets d'entreprises.

Ils veulent créer un jeu vidéo pour smartphone, un food truck écolo, une appli pour du troc alimentaire ou encore des bateaux de sauvetage pour les migrants. Plus de 64 projets font partie de cette nouvelle saison des Entrepreneuriales en Pays de la Loire organisée par l’ANLE (association nationale les Entrepreneuriales) en collaboration avec le Réseau Entreprendre Atlantique.

Le concept est le même depuis la création de l’événement il y a maintenant 12 ans. Sur chacun des projets d’entreprises sélectionnés, quatre étudiants, entre Bac +2 et Bac + 4 travaillent, pendant 5 mois, à la création de leur entreprise. Cette année, ils ont entre 20 et 23 ans, viennent d’écoles de design, d’art plastique, d’IUT, d’horticulture, d’écoles d’ingénieurs voire de filières littéraires, et ont point commun : une furieuse envie d’entreprendre mais une méconnaissance totale des démarches à faire pour devenir chef d’entreprise. Ils devront présenter, d’ici fin mars un projet fiable avec un modèle économique qui tient la route accompagné d’un prévisionnel financier. Chaque équipe est encadrée par un coach en création d’entreprise et par un parrain, chef d’entreprise du Réseau Entreprendre. Des experts locaux animent aussi des workshops.

Chaque année, cinq projets aboutissent à la création d'une entreprise. L'an dernier par exemple, a vu la création de l'entreprise PICOON, un simplificateur de choix dans l'achat de produits informatiques, qui va officiellement se lancer en décembre. L'année précédente a vu émerger AZUKEN un prestataire en développement informatique.

"Ils ne prennent aucun risque, ils s'entraînent "

L’ engagement des apprentis-entrepreneurs est loin d’être anodin. Cela leur demande près de 200 heures de présence. « Ils découvrent tout de A à Z : du fonctionnement de l’Urssaf au montage d’un business plan. Ils découvrent la vraie vie, et réalisent que c’est possible d’entreprendre. Ils ne prennent aucun risque, ils s’entrainent, tout simplement », explique Catherine Derousseaux, fondatrice du programme

"On nous interdit l'accès aux universités"'

Elle qui coordonne depuis des années toutes les promotions de France observe « que les filles sont chaque année plus nombreuses. Elles représentent 40% des étudiants entrepreneurs. » Mais celle qui a lancé le concept à Nantes il y a 12 ans regrette de ne pas travailler plus avec les facultés. « On nous interdit l’accès aux universités au motif que l’on ne serait pas un programme académique », s’agace Catherine Derousseaux. Elle souhaiterait que cette formation gratuite attire aussi des BTS et des CFA.

Le programme de l’Association Nationale Les Entrepreneuriales fonctionne grâce aux soutiens financiers d’entreprises et des collectivités, et de mécénat de compétence. Mais pour perdurer l’association reconnue d’intérêt général a aussi besoin de dons.

# Activités culturelles et événementiel