La vague verte gagne timidement l'univers de l'utilitaire. La récente commande par la Poste de 250 fourgonnettes électriques témoigne des récents progrès réalisés par les constructeurs et d'une prise de conscience certaine des enjeux environnementaux, mais elle reste encore isolée. Les efforts pour proposer des véhicules plus économiques et plus respectueux de l'environnement sont indéniables mais cela ne se traduit pas encore par des productions à grande échelle. Les principaux freins au développement des véhicules électriques, voire même hybrides, sont les coûts de production trop élevés, qui se répercutent évidemment sur les prix de vente, ainsi que l'autonomie, trop limitée. Un couple qui freine encore les ardeurs de bon nombre d'entreprises.
La France encore attachée au diesel
La meilleure alternative à ce jour est le gaz naturel, le GNV. Une solution très prisée en Allemagne et en Italie mais inexistante en France. Une véritable énigme, surtout que les constructeurs sont au point sur cette technologie et disposent dans leur gamme de véhicules prêts à l'usage. La France reste très attachée au Diesel et à ses particules alors qu'une solution simple et propre existe. Par ailleurs, si le parc des voitures particulières est aujourd'hui équipé de filtres à particules, qui limitent les émissions nocives liées à ce carburant, ce n'est pas encore le cas du parc des véhicules utilitaires. Rares sont les constructeurs à le proposer de série. De même que le système Start & Stop, qui coupe le moteur dès que le véhicule est à l'arrêt. La démocratisation de ces équipements n'est pas d'actualité et ne semble pas être la priorité de tous les constructeurs.
Véhicules électriques, à gaz naturel, hybrides, etc. Sur le marché des véhicules utilitaires légers, les alternatives au tout diesel existent mais restent encore confidentielles et marginales