Comment avez-vous intégré un Volontariat international en entreprise?
J'ai débuté mon VIE après un stage de six mois en alternance lors de mon Master langues étrangères appliquées avec option commerce international à Lorient. J'ai été basée pendant deux ans à la chambre de commerce franco-allemande, à Sarrebruck, près de la frontière.
Quelle était votre rémunération?
Environ 1.700 euros nets. Ubifrance accorde la même rémunération aux jeunes de moins de 28 ans basés en Allemagne. Les critères sont fonction du risque. Je connaissais quelqu'un qui partait en Géorgie et qui était bien payé car c'était le début de la guerre.
Le marché allemand est-il facile d'accès?
Pas vraiment. Les prix sont totalement différents des nôtres. Les Allemands ont des coûts salariaux et de structure plus faibles, sont très spécialisés alors que le Français a tendance à être plus touche à tout. Ils minimisent au maximum la part de risque. Les certifications ont une énorme importance pour eux. Les Français ont une carte à jouer en matière de gastronomie et d'agroalimentaire. Des marques comme Tipiak fonctionnent bien. Mais il faut tenir compte du fait qu'ils n'accordent pas le même budget à l'alimentation
que nous. Avec la prime à la casse allemande, qui a été arrétée depuis, certains petits modèles de chez Renault ou Peugeot ont commencé à rencontrer du succès outre-Rhin.