boutique. Pour Éric Favre, entrepreneur autodidacte qui a bâti son groupe de toutes pièces, 2009 aura été particulièrement difficile. «Le chiffre d'affaires des 3 Chênes a baissé de 20%, nous avons enregistré les premières pertes de notre histoire, de près de 900.000 €, et dû licencier 30 personnes.» Mais le dirigeant, créateur du laboratoire d'extraction végétale il y a 17 ans, vise déjà la reprise. 2010 sera une année de consolidation, «pour repartir sur de bonnes bases» et permettre au groupe d'atteindre un chiffre d'affaires cumulé de 50M€, sous deux ans, contre 29M€ en 2009. «Il ne s'agit pas de faire une fuite en avant, mais de recoller au marché, souligne-t-il. Nous travaillons en équipe resserrée, en retrouvant nos valeurs de départ. C'est un vrai redémarrage.»
Repositionnement
Concrètement, Les 3 Chênes délaisse (sans les arrêter) ses gammes de produits ?médicare?, de type compléments alimentaires, où la concurrence est devenue très rude avec les grands laboratoires. Elle arrête les dépenses de communication média et se concentre sur la mise en valeur des produits dans les vitrines de ses clients, les parapharmacies et les pharmacies. En parallèle, l'entreprise de Villechenève se concentre sur le bio, le marché de la coloration des cheveux aux extraits végétaux et les produits sport, démarrés en 2009 sous la marque Éric Favre Sport. «Nous allons réinvestir pour obtenir l'agrément de fabrication bio et dans du matériel de production pour des conditionnements de liquides», précise le dirigeant. Pour compléter son activité - le laboratoire est actif de la formulation à la distribution, en passant par le conditionnement -, Éric Favre prévoit aussi le rachat de laboratoires de façonnage. Parallèlement, le dirigeant vient de lancer, via sa filiale Éric Favre Wellness, un nouveau concept de boutique, ?Éric Favre, expert en savoir-être?. Son showroom lyonnais de 43m² sert de pilote: gamme exclusive de produits de cosmétique et de sport, conseils d'experts... l'idée étant de décliner le concept sous forme de licences, en France et à l'étranger. L'international est une piste privilégiée pour le groupe, qui vise 40% de son chiffre d'affaires à l'export. «En 2010, nous réinvestissons les salons internationaux pour nous ouvrir de nouveaux marchés. L'export devrait progresser de 15% au 2e semestre», avance le dirigeant. Coincé aux États-Unis par la fermeture des lignes aériennes en avril dernier, il en a d'ailleurs profité pour aller à la rencontre de partenaires américains et canadiens.
Après une année 2009 difficile, le groupe de Villechenève se concentre sur ses marchés de niche tout en lançant un nouveau concept de