Léas : Du bureau d'études à la commercialisation de produits
# Services

Léas : Du bureau d'études à la commercialisation de produits

Tout en poursuivant son activité d'ingénierie, Léas investit dans le développement et la commercialisation d'appareils de sécurisation de zones.

Le bureau d'études en électronique Léas assure aussi bien la conception que la fabrication d'appareils et développe des produits de sécurisation clés en main pour les aéroports, les prisons, les pays instables... Léas poursuit aussi son activité d'ingénierie. Pour Pechiney, elle conçoit ainsi des capteurs de mesure des coulées d'aluminium supportant une chaleur de 800°C. Pour Schneider Electric, elle fournit des bancs de tests automatiques sur leurs chaînes de production. Ou pour le CNRS, elle propose des valises de tests sismologiques de bâtiments. «Capable d'analyser la résonance d'un bâtiment, cette valise a été mise au point dans notre bureau d'études. Elle bascule désormais dans la plateforme de sécurisation de zone et, à ce titre, nous l'avons commercialisée dans plus d'une dizaine de pays», explique Jean Angélidis, le P-dg. Elle coûte entre 5.000 et 15.000 €. Léas a investi plusieurs centaines de milliers d'euros sur cette plateforme contenant des produits de sécurisation très diversifiés. «Nous avons ainsi obtenu l'aide financière d'Oséo qui a généré l'embauche de trois ingénieurs. Si nous réussissons commercialement sur ce terrain nous devrions fortement monter en puissance.»




Le nez électronique

Parmi ces produits, le plus avancé est un détecteur brouilleur de communications utilisé par le ministère de la Justice pour éviter que les détenus n'utilisent leur téléphone portable afin de piloter des actions à l'extérieur. Léas a équipé une vingtaine de prisons en France et à l'étranger. La puissance d'un tel matériel (d'un watt à 1 kwatt) peut couvrir un territoire assez vaste. Des véhicules peuvent également être dotés de ce type d'équipement. Autre vecteur de développement: les sols sensibles, encore à l'état de prototype. Des capteurs intrinsèques aux matières dans le sol donnent une image de la pression de 20 à 100kg. Ces données associées à un algorithme de calcul capable de détecter une anormalité de situation enclenchent une alarme. Plus spectaculaire, encore en test, le nez électronique reniflant les valises dans un aéroport, capable de détecter et d'afficher: bâton de dynamite, TNT, gazole, alcool, poudre grise, drogue... «Le démonstrateur est impressionnant car il mentionne le nom du produit repéré dans la valise fermée. Il est universel car il peut déclencher une alarme en cas de feu ou d'inondation.» Le tout à l'odeur!

# Services