Le Groupe Atlantic, Beneteau, Pubert ou encore Gustave Rideau… Soit la liste des plus grandes entreprises vendéennes ? Non, c’est bien celle des clients de Serig. L’entreprise basée à la Roche-sur-Yon (26 salariés, 3,5 M€ de CA) se veut une spécialiste de la sérigraphie industrielle, une technique qui permet d’imprimer des motifs sur n’importe quel support : métal, bois, ou encore plastiques. Bien qu’idéales pour des pièces industrielles, ces imprimantes géantes ne sont pas adaptées pour tous les besoins de personnalisation de ses clients.
Ainsi, Serig, qui fête ses 60 ans, souhaitait se diversifier vers les goodies et textiles personnalisés afin d’élargir sa palette d’activités. Pour y parvenir, l’entreprise a racheté l’année dernière une autre entreprise de la Roche-sur-Yon, Colibri 85 (2 personnes), pour un montant gardé confidentiel. "Nous venons d’investir pour agrandir notre site historique, de 1 300 à 2 100 m². Nous regroupons ainsi sur place nos deux ateliers annexes, auparavant au Poiré-sur-Vie et à Aizenay, ainsi qu’un showroom qui permet de faire découvrir à nos clients notre nouvelle activité Colibri 85", explique Gaël Michel, dirigeant de Serig.
La sérigraphie, un procédé plus résistant
L’entreprise, qui revendique 350 clients, se prévaut aujourd’hui d’être leader de la sérigraphie dans la région, avec 120 000 m² de sérigraphie réalisée chaque année. Mais Serig propose aussi des impressions numériques, afin de répondre aux commandes plus petites des clients. "La sérigraphie nécessite de préparer les encres, et de faire un pochoir, ce qui augmente les frais initiaux. La technique est ainsi plus adaptée aux grandes séries. Surtout, elle possède l’avantage d’être très résistante, par rapport à des impressions numériques classiques. Pour certains cahiers des charges, qui nécessitent que les inscriptions tiennent durant 20 ou 30 ans dans des environnements mis à rude épreuve, comme sur une machine agricole par exemple, la sérigraphie est idéale", atteste Gaël Michel. Ce dernier a repris l’entreprise en 2013, et possède l’ensemble du capital. "Nous investissons 4 % du chiffre d’affaires chaque année", ajoute-t-il.
Une typologie de clients différents
L’entreprise tire aujourd’hui un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros de son activité d’impression historique, et 500 000 euros de la filiale Colibri 85. Car malgré le rapprochement des activités suite au rachat, Colibri 85 fonctionne de manière indépendante du reste de la PME.
"Nous travaillons avec une centrale d’achats basée dans le Sud-Ouest, Full Ace, qui nous permet d’avoir accès à 75 fournisseurs et d’avoir une offre compétitive. Nous proposons ainsi des gourdes, carnets, mais aussi de la bagagerie à nos clients", témoigne Claire Champain, cheffe de projet pour Colibri 85. "Le fait d’avoir intégré Serig permet d’élargir notre palette de clients, et de toucher des industriels plus facilement". De plus, la construction de ce showroom permet de montrer l’étendue des possibilités aux clients sur place. "Cela nous distingue de la concurrence qui repose beaucoup sur des plateformes internet", ajoute Claire Champain. Nul doute que les clients vendéens, attachés aux collaborations entre voisins, apprécieront cette proximité.