Bruno Kerdal:
«Aujourd'hui, nous vivons une remise en question. Il y a des tas de sujets, comme le développement durable dans la restauration, qui ne veulent rien dire. Et demain il faudra bien que ça dise quelque chose. Le volet social, la gestion du temps de travail... Pendant des années, il y a eu du n'importe quoi qui a été fait. Ce qui a provoqué un manque d'attractivité de notre métier.»
Michel Houdebine:
«Pour répondre à ces nouveaux besoins qui vont naître - c'est une réalité - il y a l'innovation. Des milliards de gens ont vécu heureux sans téléphone portable. Un jour, un futé a sorti cet appareil. Alors là, du jour au lendemain, on ne pouvait plus vivre sans. Et qu'est ce que ça a donné ? Une création de richesse. On a construit des usines, des réseaux. Le téléphone portable a apporté une nouvelle dynamique, a accéléré le monde. L'innovation est la clé du futur. Elle demande un peu d'intuition, beaucoup d'intelligence et beaucoup de travail de groupe.»
Stéphane Le Teuff:
«Pour moi, ce qui est important dans le développement du Morbihan, ce sont les moyens de locomotion. La ligne à grande vitesse qu'on attend depuis longtemps. C'est quelque chose qui va être très fort pour le tourisme, le nautisme, l'aéroport. Enfin tous ces parisiens qui voudront venir pour construire, prendre du plaisir, manger, vivre aussi, passer leurs retraites dans le Morbihan.»
Thierry Kerjouan:
«Je ne vais pas être d'un optimisme béat parce qu'on a encore quelques difficultés, des défis à surmonter dans ce département. Avec des facteurs objectifs mais aussi beaucoup de facteurs subjectifs, comme la confiance que l'on doit retrouver dans l'avenir. Moi je prétends qu'une entreprise qui investit ou un particulier qui achète de l'immobilier, c'est qu'il a confiance dans son avenir. Il est évident que les gens qui n'achètent pas de maison, ni d'appartements ne le font pas parce qu'ils ont peur de se retrouver au chômage ou de voir un des conjoints muté. Reprenons confiance déjà dans l'évolution de notre département et je pense que ça entraînera l'économie. 2008 a marqué vraiment la fin d'un monde. Il faut concevoir nos modèles de développement de façon plus douce. J'espère qu'on va connaître à nouveau la croissance dès 2010. On anticipe un redémarrage de l'économie, sans doute plutôt au deuxième semestre, avec des taux de croissance plus doux. Donc cela nous impose aussi un autre modèle de gestion de nos entreprises. Afin de réorienter l'organisation de la société et de l'économie, autour du green business notamment.»