Le 9mars, la filière photovoltaïque française va pouvoir à nouveau entrevoir le soleil... ou pas. À cette date, la suspension provisoire de l'obligation d'achat de l'électricité d'origine photovoltaïque par EDF expire. Et pourtant les professionnels, encore sous les feux de la colère, redoutent déjà un nouveau «cadre de régulation» avec son lot de fausses bonnes idées... Par exemple, la mise en place de quotas annuels, notoirement sous-dimensionnés selon certains, ou encore le système d'appels d'offres pour les grands projets, qui pourrait pénaliser les PME. Une question reste cependant en suspens: que vont devenir les projets dont la demande de raccordement n'a pas été obtenue avant le 2décembre ? Comment vont-ils s'insérer dans le nouveau cadre? Le pire dans cette histoire, c'est que les acteurs de la filière n'étaient pas opposés à une évolution de la tarification voire à une refonte du système. Ce qui les a surpris voire choqués, c'est la méthode employée. Alors que le secteur commençait à peine à se développer, en région comme au niveau national, le gouvernement a dit stop sans crier gare et a appelé à la concertation. Ne fallait-il pas adopter la stratégie inverse ? Le mieux est l'ennemi du bien. Gageons que cette façon de faire peu orthodoxe fera non pas mourir la filière - des entreprises auraient déjà mis la clé sous la porte en région - mais va permettre de la structurer. En gardant à l'esprit que les petits comme les grands doivent y avoir leur place. @email
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