«Avec l'administration espagnole, c'est compliqué: il faut encore s'armer de courage. C'est encore plus latin que chez nous: cela m'a pris six mois pour avoir le pouvoir de signer et d'encaisser des chèques. Pendant ce temps-là, c'est mon président qui a dû le faire, alors que nous avions des milliers de clients sur place!», témoigne l'ancien responsable de la filiale ibérique d'un groupe français. Outre l'administration, les spécificités comptables locales peuvent aussi poser un problème. «Pour tout cela, il est préférable, à moins de maîtriser parfaitement la langue et de connaître très bien le pays, de faire appel aux services d'un «gestor» (Nldr: prononcez «Restor »)», préconise Nicolas de Moucheron, directeur de la mission Espagne d'Ubifrance. Figure espagnole, à mi-chemin entre l'avocat et le notaire, le Gestor se charge en effet de toutes les intermédiations entre l'entreprise, l'administration et le gouvernement. Et fait gagner dès lors un temps souvent très précieux.
Le «Gestor» : Un interlocuteur clef
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