Hip, hip, hip, hourra! Le bassin minier est classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Quel média, quel politique, quel Nordiste ne l'a pas su, n'en a pas fait écho? À l'instar des lieux et cités auréolés de cette distinction, les attentes sont importantes et elles aiguisent d'autres appétits. C'est désormais au tour du marais audomarois d'avoir le souhait de décrocher ce sésame. Et pourtant, en plein tourment économique comment ne se satisfaire que de ces classements? Sans nier ce passé industriel et minier qui a tant marqué cette région, bon nombre d'habitants et d'acteurs économiques ont le souhait qu'à l'évocation Nord - Pas-de-Calais, l'association d'idées porte sur autres choses que les terrils ou les carreaux de fosse. Le classement au patrimoine de l'Unesco ne doit en aucun cas être un palliatif aux besoins que ce territoire a de carburer aux projets innovants, aux relais des success stories existantes et à venir. C'est un peu l'écho que s'en fait Jean-François Caron, maire de Loos-en-Gohelle, président de la mission bassin minier et du centre de développement des éco-entreprises. Sur son blog (www.jfcaron.wordpress.com), il s'interroge: «Et maintenant? » Capitaliser cette renommée et susciter l'envie d'entreprendre en fédérant les acteurs et les territoires. Exact. L'élu n'oublie pas non plus que c'est au territoire et à chacun de construire cette réussite. Le Louvre-Lens approche, le Grand Stade résonne déjà au son des premiers matchs et événements, Seine-Nord patine, quels prochains grands desseins pour le Nord - Pas-de-Calais? @email
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