LDMD : Le cap sur les nouvelles technologies
# Industrie # Investissement

LDMD : Le cap sur les nouvelles technologies

Mécanique A Vendin-le-vieil, la société d'industrie mécanique LDMD annonce près de 700.000 € d'investissements en machines pour se doter de nouvelles technologies de production. L'industriel de la mécanique résiste aux difficultés de son secteur d'activité.

Installé dans 3.000 m² de bâtiments à Vendin-le-Vieil, l'industriel LDMD va investir 700.000 € en nouvelles machines d'ici à 1 an : 200.000 € dans une plieuse plus moderne dès septembre et 500.000 € dans une machine de découpe laser en 2014.




Amener la technologie dans l'entreprise

L'objectif de ces nouvelles machines, financées en crédit-bail, est « d'amener la technologie dans l'entreprise afin d'optimiser la production et d'étendre la gamme de matériaux utilisés. Car depuis 2009, nous avons un bureau d'études et sommes non plus uniquement sous-traitants mais également partenaires de nos clients. Nous travaillons avec eux sur des prototypes, parfois pendant une année complète. Pour le reste, nous avons un carnet de commandes à un ou deux mois et nous traitons parfois des urgences sur 2 jours de délai », commente Sébastien Lemaire, le dirigeant de l'entreprise. En croissance depuis sa création en 1996, LDMD réalise à ce jour un chiffre d'affaires de 3,1 M€ pour un résultat net de 200.000 €, un chiffre loin d'être anodin pour l'entreprise : « C'est important pour nos clients qui veulent d'appuyer sur des sous-traitants sans risques de défaillance », note le dirigeant.






Une diversificationdu portefeuille clients

Malgré un contexte compliqué pour l'industrie mécanique en région, comme en France, LDMD tire son épingle du jeu. Pour Sébastien Lemaire, l'une des clés de réussite de l'entreprise réside dans la multiplication de la clientèle. « Nous avons 400 clients dans tous les secteurs d'activité : agroalimentaire, mobilier urbain, ferroviaire, PLV, aviation, etc. Nos plus gros clients représentent au maximum 10 à 15 % du chiffre d'affaires », précise le dirigeant. Pour se faire une idée, il faut savoir que pour l'industrie mécanique régionale, en moyenne, une quinzaine de clients représentent 80 % du chiffre d'affaires... Pour conforter cet atout, LDMD fait un effort commercial. « Une personne est dédiée à la prospection et j'en réalise également moi-même. Ensuite, cela se fait par le bouche-à-oreille. Nous avons en moyenne un nouveau client tous les quinze jours sachant que dans le même temps, d'autres déposent le bilan », détaille le dirigeant.




Fidéliser par des formations en interne

Autre point fort que met en avant Sébastien Lemaire dans le contexte compliqué de l'industrie mécanique, qui connaît également une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée : la formation de ses salariés. « Je recrute des jeunes au niveau bac pro et nous les formons nous-mêmes aux nouvelles technologies de l'industrie mécanique. C'est plus intéressant pour nous que les formations en école : dans notre secteur d'activité, les machines évoluent très vite et les écoles n'ont bien sûr pas les moyens d'investir tous les ans des sommes allant entre 150.000 et 500.000 € pour suivre cette évolution. Et former les salariés, c'est aussi une manière de les garder dans l'entreprise. Depuis 1996, seuls quatre salariés ont quitté LDMD », affirme le dirigeant.

LDMD
(V
endin-le-vieil)Dirigeant : Sébastien Lemaire22 salariés3,1 M€ de CA en 201203 21 74 41 53www.ldmd.fr

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