LDLC : Une école en 2015 pour former des bataillons de managers numériques
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LDLC : Une école en 2015 pour former des bataillons de managers numériques

EnseignemenT. Le groupe high-tech coté sur le compartiment C de Nyse Euronext Paris se lance dans l'enseignement. Un investissement qui mise sur le temps long.

Audace, sens des affaires et une pointe de responsabilité sociale. Tels sont les trois critères à l'origine de "l'École" qui n'a pas encore de nom, ni de locaux, mais un directeur, Christophe Menanteau, arrivé en janvier dernier au sein du groupe LDLC pour piloter le projet qui ne verra le jour qu'en septembre 2015. Autant dire que les frères de la Clergerie misent gros (mais sans préciser le montant) sur cette école, qui les engage sur un très long terme.




Soif de connaissances

« Nous souhaitons former des porteurs de projets qui seront à l'aise avec les fonctions traditionnelles de l'entreprise tout en pouvant dialoguer et comprendre un web-développeur ou un community manager », détaille Olivier de la Clergerie, qui a débuté en 1996 en aidant son frère à monter et vendre des ordinateurs dans l'appartement de ses parents. Chaque promotion accueillera une centaine d'élèves recrutés post-bac de manière assez classique. Seuls critères de convergence : avoir une « volonté de manager, une soif de connaissance, de la curiosité naturelle ». Avec un diplôme qui ne sera pas reconnu avant neuf ans (trois promotions sont nécessaires) et un ticket d'entrée de 5.000 à 7.000 euros par année de formation dispensant en trois ans 3.500 heures de cours, LDLC n'entend pas créer un centre de profits immédiats mais mise sur le potentiel. « Les études d'employabilité de ce secteur, dont celles du Syntec, démontrent que les besoins en main-d'oeuvre vont être énormes dans les années à venir. Nous-mêmes avons du mal à recruter sur certains postes. Il nous semblait naturel de répondre à ce besoin », souligne le dirigeant qui entend créer un modèle disruptif en s'appuyant sur un modèle pédagogique revisité et enrichit par l'usage du e-learning, MOOC et enseignement interactif avec les entreprises du territoire. Seuls cinq enseignants permanents devraient être recrutés, le reste des groupes devrait être composé d'une trentaine de professionnels. « Le coût est élevé, mais ces formations qui tout à la fois collent au besoin réel des entreprises, sortent des schémas scolaires et répondent à ce que cherchent les jeunes de moins en moins scolaires cartonnent », souligne Emmanuelle Barqui, conseillère d'orientation. L'école devrait être créée sous la forme d'une SAS dont la présidence serait détenue par la holding LDLC.

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(Lyon) Pdt : Laurent de la Clergerie 355 salariés CA 2013 : 255 M€ www.ldlc.com

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