Laurent Florentin (Néo-Soft) : «On n'a pas envie de vendre !»
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Laurent Florentin (Néo-Soft) : «On n'a pas envie de vendre !»

Néo-Soft à vendre, c'est le bruit qui circule ces dernières semaines. Laurent Florentin, son président et fondateur, dément catégoriquement, parlant même de «malveillance».



Laurent Florentin, comment s'est passée l'année 2010?

Notre chiffre d'affaires était en hausse de 21,3% à fin septembre. On va finir l'année, je pense, à +20%. Pour 2010, on devrait être entre 31 et 32M€ de chiffre d'affaires.


En cette période tendue, comment expliquez-vous cette progression?

2009 était une année de crise très importante. On a pris un certain nombre de choix qui coûtent, comme le fait de ne pas licencier, mais qui rapportent après. Et au niveau social, comme il n'y a pas de clause de mobilité, on est proche de nos collaborateurs. Ça aide à se serrer les coudes quand ça ne va pas bien.


Ça ne vous a pas empêché de fermer votre bureau de Londres l'année dernière...

On a fermé tout simplement parce que ça ne marchait pas. Pour maintenir à flot une activité en perte, il faut beaucoup d'énergie. C'est de l'énergie au détriment de ce qu'on avait à faire en France en 2009. En période de crise, il faut savoir se concentrer sur l'essentiel.


C'était combien de collaborateurs?

Une dizaine de personnes.


Revenons à la France. Combien d'implantations avez-vous aujourd'hui?

Nous sommes présents à Rennes, Nantes, Toulouse, Paris. On a aussi ouvert Niort en 2009 pour se rapprocher des groupes d'assurances. On est également à Lannion depuis le 1er janvier, avec treize personnes. Mais on vise les trente à fin 2011, avec des clients comme Alcatel, France Télécom... Enfin, on a ouvert Bordeaux en juin avec six ou sept personnes.


On peut imaginer d'autres implantations?

C'est sûr que l'on va créer de nouvelles implantations, mais on va se limiter à une ou deux. Ce peut être Lille, LeMans ou Orléans.


Une rumeur dit que vous vous apprêtez à vendre votre entreprise, vous confirmez?

Il y a plein de gens qui disent cela. C'est de la malveillance. L'entreprise tourne bien et on n'a pas envie de vendre !


Et faire rentrer des investisseurs, vous y pensez?

Peut-être qu'on le fera mais pas pour l'instant. Depuis trois ans, notre niveau d'endettement baisse. Cette année, il est d'1,5M€ et on sera à zéro au cours de 2011. Après, si on veut accélérer le développement, on se posera la question.


Et de la croissance externe?

On est dans une logique d'opportunités. Si on voit se présenter un modèle comparable au nôtre, on regardera. Il y a des dossiers qui arrivent régulièrement.

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