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L’application Jam facilite la location d’objets entre particuliers
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L’application Jam facilite la location d’objets entre particuliers

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Fondé à Rennes en 2024 par Théodore Guyot, Gaston Guyot et Xavier Cassel, Jam est une application qui veut révolutionner la location entre particuliers. Après un lancement à Rennes, la plateforme ouvre à Montpellier. Son ambition est nationale.

L'application Jam a été créée par Théodore Guyot, avec Gaston Guyot et Xavier Cassel — Photo : Virginie Monvoisin

Les créateurs

Théodore Guyot a passé huit ans chez Leroy Logistique au service marketing et communication. Avec son frère Gaston Guyot, ingénieur logiciel avec cinq ans d’expérience en mobile et IA, ainsi que Xavier Cassel, ingénieur logiciel et formateur, il est à l’origine de Jam. Dès fin 2023, le trio commence à travailler sur un projet d’application qui faciliterait la location d’objets entre particuliers. Une sorte de Vinted pour la location d’objets du quotidien, implémentée d’IA et de géolocalisation. Leur maquette en poche, ils intègrent le programme d’incubation du Poool, à Rennes, et obtiennent l’aide de l’incubateur Emergys. Une fois la version beta validée, ils créent officiellement la société Jam, sous forme de SAS, en septembre 2024, avec 500 utilisateurs préinscrits. Depuis mars 2025, l’application est ouverte à tous et compte déjà 3 000 membres dans sa communauté.

Le projet

"Jam propose la location de tout ce que l’on n’utilise pas tous les jours. Cela va des outils de bricolage aux livres, jeux de société, kayaks, robots de cuisine et autres vélos, détaille Théodore Guyot. Nous avons même des vêtements, comme des robes pour des soirées." Pour mettre ses objets en location, l’utilisateur prend simplement une photo. L’intelligence artificielle détecte de quel objet il s’agit, définit une valeur, rédige une description et propose un prix et le montant de la caution. "Trouver le bon prix est ce qu’il y a de plus compliqué dans la location, estime le dirigeant. Rédiger prend du temps aussi. Avec l’IA, nous facilitons la vie des utilisateurs." Dans la même optique, l’application innove dans l’accessibilité des objets, puisque le loueur peut indiquer des horaires et lieux précis pour les récupérer. "Cela évite les conversations à rallonge pour se mettre d’accord", estime Théodore Guyot. L’échange est ensuite sécurisé par un code à rentrer par les deux parties. Jam se veut également responsable pour l’environnement, en incitant à louer plutôt qu’acheter ce dont on ne se sert pas souvent. Jam a l’ambition de démocratiser ce principe. "Notre modèle repose sur la rétention des utilisateurs. Il faut que louer devienne fréquent", espère le dirigeant. Pour cela, Jam est en train de créer une communauté qu’elle compte réunir lors d’événements locaux, pour construire un noyau fort puis accélérer.

Les perspectives

La start-up se rémunère par des commissions prélevées sur chaque acte de location, de l’ordre de 15 %. Après un lancement à Rennes, les trois associés ont recruté une collaboratrice à Montpellier pour ouvrir un 2e territoire. "Nous visons le cap des 10 000 utilisateurs cet automne et plusieurs centaines de milliers à terme, l’idée étant de devenir la plateforme de référence en France", indique Théodore Guyot. Pour cela, Jam devrait se lancer dans une levée de fonds à la rentrée. Cela lui permettra de recruter dans chaque grande ville de France pour y lancer l’application et sa communauté. Pour l’instant, elle bénéficie de l’aide de Microsoft for Startup Founders Hub, qui l’a sélectionné, lui permettant de réduire ses coûts de structure. "À terme, nous pourrons aller à l’international", espère le dirigeant.

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Fiche entreprise
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