Lacroix : «Nous sommes assez sereins»
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Lacroix : «Nous sommes assez sereins»





Malgré une baisse de 1,8% du chiffre d'affaires pour les trois premiers mois de son exercice 2008/2009, Yves Krotoff, président du directoire de Lacroix, se dit «serein» dans la capacité du groupe herblinois à traverser la crise.


Comment se comportent les trois activités du groupe?

Nous allons être impactés par la crise mais pas de façon majeure. Le marché de notre branche signalisation est affecté par un certain attentisme des collectivités. Cela devrait clairement repartir au printemps, même si nous prévoyons un léger tassement du chiffre d'affaires 2009. En télégestion, le compte de résultats devrait être comparable cette année, avec un bon maintien en France et une petite incertitude à l'export. Enfin, l'électronique est clairement impactée par la crise (NDLR: recul de 4,7% du CA sur les trois premiers mois de l'exercice 2008/2009), notamment en raison de la chute du marché automobile. Mais nous sommes également présents dans le médical, la défense ou l'aéronautique et sommes assez atomisés géographiquement. Cela amortit la baisse et il n'est pas exclu que nous soyons légèrement bénéficiaires sur cette activité cette année.


Les opérations de croissance externe réalisées en 2008 peuvent-elles vous fragiliser?

Non, une augmentation de capital a été réalisée pour nous donner les moyens de faire de la croissance externe, tout en conservant notre autonomie financière. Notre taux d'endettement est très faible. Globalement, le groupe ne sera pas fragilisé. Je suis assez serein.


Allez-vous maintenir vos investissements en 2009?

Nous maintenons les investissements qui privilégient l'avenir. La R & D par exemple et tout le travail sur l'environnement ou l'ergonomie de nos produits. Il n'est pas exclu par ailleurs qu'on accélère notre développement sur le marché de l'électronique qui, indépendamment de la crise, est structurellement en croissance, par de nouvelles acquisitions dans les années à venir.

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