Sofrigam met l'accent sur le service en se dotant d'un entrepôt de 3.000m². Le spécialiste des emballages frigorifiques, notamment pour les produits de santé, se lance un nouveau challenge depuis son site de production de Monchy-au-Preux. «Nous allons y établir une zone de stockage pour nos produits finis pour lesquels nous manquions de place et y développer également de nouvelles activités comme le service juste à temps. Ce service consiste à gérer un stock d'emballages isothermes pour nos clients», détaille Alexis Marchand, responsable de la production.
2M€ investis
Pour cet essor logistique, le groupe investit deux millions d'euros. Sur Artoipole, ce bâtiment intégrant une importante dimension environnementale prend forme. Pour preuve, il sera équipé d'une petite éolienne qui alimentera en énergie les bureaux. La livraison de l'ensemble est prévue en fin d'année. En amont, Sofrigam a déjà choisi un transporteur mandaté pour des livraisons rapides. Par ailleurs, le groupe ambitionne de recruter cinq ou six personnes d'ici à trois ans sur ce volet d'activités. Reconnu pour sa réactivité, Sofrigam n'a donc pas hésité à placer le service au coeur de sa stratégie. Le concepteur d'accumulateur de froid a bien compris l'intérêt d'élargir sa palette de compétences. À moyen ou long terme, cet espace logistique pourrait abriter l'essor du site d'e-commerce lancé depuis 2005. «Nous nous développons bien dans la partie B to C où nous vendons des emballages en ligne.» Si le chiffre d'affaires de cette activité e-commerce est pour l'heure réalisé en France, Sofrigam a le souhait de se faire connaître dans les pays frontaliers.
Aller au-delà de l'usage unique pour les caisses
L'autre axe de développement de l'entreprise réside dans la réutilisation des caisses isothermes qu'elle commercialise. «Elles sont robustes et répondent à des exigences bien supérieures à celles d'une utilisation unique. L'idée de pouvoir les réutiliser avec leur potentiel optimal fait son chemin.» Pour l'heure, Alexis Marchand mise sur l'optimisation de son outil de production. 70.000euros ont été investis dans une fraiseuse à commande numérique. Elle doit permettre à l'entreprise de proposer de nouveaux prototypes de caisses facilement empilables.
Axé sur l'international
Le credo de Sofrigam pourrait quasiment être: innover pour mieux exporter. Pour l'heure, les débouchés sont à 80% à l'export. «Il y a une demande importante à l'international avec des pays qui acceptent de payer pour avoir de la qualité», analyse Alexis Marchand.