Spécialisée dans la fabrication de charpentes métalliques et la construction d'ouvrages métalliques, la SAS Eurométal a été, en 2016, placée en redressement judiciaire puis rachetée par Avitas, SAS présidée par Thierry Munier. Depuis, le nouveau dirigeant se montre optimiste sur ses perspectives de croissance... Il prévoit 11 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2016-2017, 15 millions pour 2017-2018, 17 millions pour 2018-2019 et 20 millions pour 2019-2020. « Le carnet de commandes était quasiment vide lorsque j'ai repris Eurométal » compare pourtant Thierry Munier.
Un contrat à 2,5 millions
Pour atteindre ces objectifs, le dirigeant compte sur une nouvelle stratégie, qui consiste à recentrer l'activité d'Eurométal sur la construction d'ouvrages métalliques, à forte valeur ajoutée. « Il s'agit d'ouvrages élaborés, comme des verrières, des escaliers, des passerelles.. Nous visons en particulier des sociétés de région parisiennes ayant besoin d'aménager leur hall d'accueil, leur image de marque » décrit Thierry Munier, qui espère profiter de la dynamique créée par le projet de Grand Paris, avec extension du réseau de transports ou construction de logements. La nouvelle stratégie d'Eurométal consiste aussi à se positionner sur la construction d'ouvrages en inox. « Les ouvrages en inox sont très demandés, notamment par de gros donneurs d'ordre » indique Thierry Munier. « C'est également un marché à forte valeur ajoutée, avec moins de concurrence. » Eurométal vient ainsi de remporter un contrat à 2,5 millions d'euros pour l'habillage de 250 escaliers mécaniques que va remplacer la RATP au cours des cinq prochaines années.
Néanmoins, pour se positionner sur le marché de la construction d'ouvrages en inox, Eurométal doit investir. « Les gros clients exigent que nos machines-outils soient exclusivement dédiées à l'inox » explique Thierry Munier. « Sinon, d'autres matériaux risquent de s'y incorporer et de provoquer une usure plus rapide. » Ainsi, Eurométal investit un million d'euros pour construire, d'ici la fin de l'année, une extension de 1.000 m² permettant d'aménager un département dédié à l'inox. Cet investissement devrait s'accompagner de près de 60 embauches d'ici 2020 : sept d'ici fin 2017, 10 en 2018, 20 en 2019 et 20 en 2020. Pour autant, Eurométal ne compte pas abandonner la fabrication de charpentes métalliques, pour laquelle elle tâche d'obtenir une certification (1090) demandée par de gros donneurs d'ordre, et que peu de concurrents ont... « D'ici 2020, nous espérons réaliser 70 % de notre CA grâce à la construction d'ouvrages métalliques et 30 % grâce à la fabrication de charpentes métalliques » indique Thierry Munier. « Actuellement, notre CA est équilibré entre ces deux activités. »