Quel financement pour la LGV jusqu’à Toulouse et Dax ? En déplacement à Bordeaux pour faire le point sur les projets ferroviaires en Nouvelle-Aquitaine, Guillaume Pepy, P-dg de la SNCF, a tenu à rappeler que son groupe n’avait plus les moyens de financer des lignes à grande vitesse. Et que ce n’était pas son rôle : « Les gens vivent avec l’idée que la SNCF décide des projets de LGV. Mais c’est l’Etat et les élus locaux qui décident après un débat où la population est impliquée. Notre métier consiste à mettre les données sur la table pour qu’ils prennent leur décision ».
Pas de financement pour les LGV vers Toulouse et Dax
Alors que les lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax sont attendues pour 2024 et 2027, le financement de ses projets reste une question centrale. Le gouvernement a mis en place une mission qui fait le tour des collectivités. Leur rapport sera connu au printemps 2017. Mais il est d’ores et déjà établi que la SNCF ne contribuera pas au budget. « Le projet de LGV vers Toulouse et Dax est à saluer, déclare Guillaume Pepy. Mais nous ne pourrons pas le financer compte tenu de notre niveau d’endettement, comme l’a souligné le rapport Savary ».
La rénovation du réseau existant jugée prioritaire
Pour le patron du groupe ferroviaire, d’autres priorités sont à l’ordre du jour : « Sur 3,5 millions de voyageurs qui empruntent nos moyens de transport chaque jour, 300 000 utilisent le TGV. Tout le reste circule à bord des TER et Transilien. Notre effort en matière de TGV ne peut aboutir à réduire l’effort sur les TER et les trains en Ile-de-France ». Or, compte-tenu de l’obsolescence de nombreux tronçons où circulent les trains du quotidien, c’est bien la rénovation du réseau existant qui est jugée prioritaire. C’est ainsi qu’un milliard d’euros sera investis sur 10 ans pour moderniser les 700 km de la ligne POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse).