La métropole dans tous ces états

La métropole dans tous ces états

"Métropole Aix-Marseille : La mort programmée des territoires de Provence". Le 5 décembre, la pleine page de publi-information diffusée dans les Échos et la Provence par la Mairie d'Aix-en-Provence et la Communauté du Pays d'Aix fait sensation et réaffirme nettement l'opposition des 113 (sur 119) maires du département à la Métropole souhaitée le gouvernement pour le 1er janvier 2016. Prônant une coopération métropolitaine de projets, la publicité frappe les esprits. Une technique qu'avait d'ailleurs utilisée l'UPE 13 lors de la réforme des ports en publiant une fausse publicité vantant les mérites et les avantages excessifs du "Best job in the world : grutier au port de Marseille". De leur côté, les partisans de la Métropole, dont le monde économique fait partie, organisaient jeudi 11 décembre la troisième conférence métropolitaine à laquelle participait Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation. Conférence que les maires avaient choisi de bouder. En revanche, ils étaient dans le bureau du Premier ministre, le mardi 9 décembre, pour présenter un projet alternatif prévoyant une mise en place progressive de la métropole jusqu'en 2020. Selon eux, Manuel Valls les aurait entendus et se serait déclaré « prêt à modifier la loi en ce sens par voie d'amendements », co-écrits par eux. Cependant, le 11 décembre, lors de la conférence métropolitaine, la ministre soulignait : « la loi est votée. Nous avons ouvert la possibilité de l'ajuster, pas de la détruire ». Elle a par ailleurs confirmé la disparition, au 1er janvier 2016, des EPCI existantes au profit de conseils de territoire, qui n'auront pas la possibilité de lever l'impôt. Les élus ont alors poursuivi cette guerre de communication et répliqué que « les considérations et commentaires tendant à minimiser ou même ignorer la portée de l'ouverture du Premier ministre n'engagent que leurs auteurs ». Une chose est certaine

, l'État va consentir à un bonus financier pour la métropole dans sa loi de finances 2016.

  • LE CAS DE COM'