Quels sont les éléments qui font que le marché des chariots automatiques est en croissance?
Les entreprises doivent garantir la sécurité de leur personnel, et en même temps assurer la traçabilité de leurs produits, tout en réduisant leurs coûts...
Les chariots sans conducteurs permettent de contrôler les flux de marchandises, en sécurité. Mais ce qui compte aussi aujourd'hui de plus en plus, c'est le stockage. Nous nous tournons donc de plus en plus vers la fabrication de chariots pour la logistique.
On entend en effet beaucoup parler de bases logistiques. C'est un nouveau marché pour vous?
Il y a de moins en moins d'unités de production en France
. Il faut donc stocker de plus en plus la marchandise. BA peut proposer des solutions d'automatisation pour les entrepôts logistiques. Aujourd'hui, la logistique représente 10% de notre marché, mais ce sera 40 à 50% dans cinq ans.
Comment allez-vous travailler pour vous adapter?
Nous allons adapter par exemple nos logiciels de pilotage. Nous développons aussi un nouveau produit avec Manitou. Notre partenariat consiste à automatiser un tracteur pour de petites applications.
Si le marché français de la production n'est pas florissant, vous allez vous tourner encore plus vers l'étranger?
Notre objectif de développement est l'Europe. Nous avons beaucoup d'ouvertures vers l'Espagne, mais nous travaillons aussi énormément avec les pays nordiques où les coûts de main-d'oeuvre sont élevés. Nous avons par contre beaucoup de concurrents en Croatie, Italie, Benelux et Allemagne, où la culture de l'automatisation est plus développée que chez nous. Nous réfléchissons aussi à attaquer le marché anglais, qui est difficile car ils produisent encore moins que la France. Mais quand ils vont lancer des entrepôts de logistique, ce sera une bonne opportunité pour nous.
BA Systèmes fabrique ses chariots au cas par cas pour ses clients. Pour Jean-Louis Thézé, le directeur du développement, l'entreprise doit tenir compte de l'orientation du marché vers des besoins de logistique.