La Compagnie des huiles et des plantes : Économie éthique
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La Compagnie des huiles et des plantes : Économie éthique

Après avoir passé trois ans en Afrique pour organiser la filière, la Compagnie des huiles et des plantes démarre la commercialisation de ses produits en France.

Huiles de noix de cajou (anti-âge et hydro-restructurante), de baobab (hydratante) ou encore de sésame (soulagement des douleurs articulaires) ont toutes des vertus bien connues en médecine traditionnelle africaine. Côté alimentaire, mêmes performances: la nutrition et le goût sont largement mis en avant. Pierre Berger, diplômé de l'ESC Lyon (ex-EM Lyon) option commerce international, et son épouse, Françoise Bellossi, docteur en pharmacie, ont tout quitté pour partir au Sénégal et monter une filière équitable autour de ces huiles végétales naturelles. «Apprendre le décorticage, un travail long et rigoureux, mettre en place des normes d'hygiène pour prétendre aux normes européennes, procéder aux emballages sous vide... Nous avons travaillé trois ans en Afrique pour organiser une filière équitable, en partenariat avec les agriculteurs, producteurs et intermédiaires locaux. Près de 500 personnes sur quatre villages participent à cette aventure. De retour en France, nous avons créé l'entreprise en avril2007 pour commercialiser les premiers produits.» Pressées et mises en bouteilles dans le Beaujolais, ces huiles sont destinées aux marchés européens.




Asicajou, Américajou...

Sept huiles Africajou sont aujourd'hui disponibles, toutes à vocation cosmétique et deux à usage alimentaire. «Elles sont distribuées dans les magasins bio, chez les restaurateurs, qui sont de réels prescripteurs, et via notre site internet», explique Pierre Berger. C'est le tout début de la commercialisation mais le couple envisage déjà de se positionner en Asie et en Amérique du Sud. «Le Vietnam est le premier producteur et transformateur de noix de cajou, détaille Pierre Berger. Notre objectif est de monter un laboratoire cosmétique sur place pour développer les huiles de massage à base de noix de cajou et de plantes pour amplifier leurs vertus.» Même démarche au Brésil, très gros producteur de noix de cajou. «Si la matière première est la même, les qualités gustatives diffèrent d'un continent à l'autre», ajoute le fondateur de la marque Africajou qui pourrait prochainement donner naissance à Asicajou et Américajou. Installée à Oingt, l'entreprise travaille avec des laboratoires de recherche dans le sud-ouest de la France et cherche des fonds pour financer ses recherches, compléter sa gamme et organiser sa communication.




Contact: 04.74.74.24.47. www.africajou.com

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