La CGPME emmène 20 chefs d'entreprise à Bruxelles
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La CGPME emmène 20 chefs d'entreprise à Bruxelles

La CGPME Pays de la Loire a organisé un voyage d’études de deux jours à Bruxelles. Les patrons ont découvert comment l’Europe pouvait les soutenir et les aider.

Ils sont patrons de TPE ou PME dans la pêche, les assurances, sont concessionnaires automobiles ou experts comptables. Tous ont délaissé leurs entreprises pendant deux jours pour partir à la découverte du fonctionnement des institutions européennes.

Le voyage était organisé par la CGPME Pays de la Loire. Les vingt patrons ont été accueillis par le bureau de la CGPME à Bruxelles qui été créé il y a un an et demi. Ce bureau, composé de trois personnes, travaille à plein temps pour défendre les intérêts des patrons de PME auprès des institutions européennes.

90 % des entreprises européennes sont des TPE/PME

Première étape du voyage un petit rappel du fonctionnement de la Commission européenne, du Parlement et des autres institutions. 90 % des entreprises européennes sont des micro-entreprises, 97 % des entreprises européennes font moins de trois millions d’euros de chiffre d’affaires. Et 70 % des décisions qui ont des implications pour les entreprises viennent de Bruxelles.

Pour certains, ce cours magistral est une vraie découverte. Ils apprennent l’intense travail de lobbying nécessaire pour faire entendre la voie des petites et moyennes entreprises. C’est justement le travail du bureau de la CGPME à Bruxelles. L’équipe locale, dirigée par Béatrice Brisson, responsable du service des affaires européennes et internationale, enchaîne les réunions et rendez-vous avec des députés européens, travaille sur des amendements, fait le lien avec l’UEAPME, l’organisation qui représente plus de neuf millions d’entreprises dans l’Union européenne.

« Le terrain est oublié »

« Le terrain est tout le temps oublié », lui confient les patrons ligériens. « Actuellement, l’impôt sur les sociétés ou le sujet du détachement des travailleurs étrangers sont au cœur des débats européens. C’est le moment de nous faire remonter vos propositions », leur répond Béatrice Brisson. C’est comme cela qu’elle peut tenter de faire du lobbying auprès des députés, et de faire passer des amendements en leur faveur. Même discours pro actif de la part de Sophie Cochard, la nouvelle directrice du bureau régional à Bruxelles.

Une rencontre avec les eurodéputés

Après une visite de l’immense Parlement européen et des ses 14 niveaux, les chefs d’entreprises font ensuite la rencontre de Jean Arthuis, président, notamment, de la commission des budgets et ancien président du conseil général de la Mayenne.

« C’est vous qui pouvez redresser les comptes de la France », lance-t-il aux dirigeants, en rappelant son engagement pour développer l’apprentissage au niveau européen, projet baptisé Erasmus +.

Puis avec François Asselin, président national de la CGPME, les vingt chefs d’entreprises déjeunent avec les eurodéputés Marielle de Sarnez, Dominique Riquet, Nathalie Griesbeck et Claude Rolin, eurodéputé belge. Dans la nuit, Donald Trump vient d’être élu. Il est dans toutes les conversations. Sonnés, comme tout le monde par la nouvelle, les eurodéputés européens y voient une opportunité, pour l’Europe, de se réveiller et de se prendre en main.

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