La Bourbansais : Nouveaux investissements
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La Bourbansais : Nouveaux investissements

Tourisme Le zoo et château de La Bourbansais investit en moyenne 150.000 euros par an. Cette saison, son propriétaire Olivier de Lorgeril a créé un nouvel espace pour des loutres asiatiques. Il a un autre grand projet de plaine africaine pour 2019...

Douzième château privé le plus visité de France, avec 135.000 à 140.000 entrées selon l'année, La Bourbansais fait aussi le plein avec son parc zoologique, ses jardins, son potager et ses nombreuses attractions. « C'est un ensemble patrimonial et architectural », souligne Olivier de Lorgeril, propriétaire du site et de l'entreprise qui le gère. Les lieux emploient 18 salariés et même une quarantaine en saison.




Innover et investir

La saison 2016 a bien commencé, aux dires de l'exploitant. « Nous avons connu un coup de booster en début de saison : + 5 à 10 % », confie Olivier de Lorgeril qui réalise 65 % de son chiffre d'affaires en juillet-août. Pour séduire toujours plus de visiteurs, il doit sans cesse innover et investir, à la fois dans les infrastructures et dans les animations. Les toitures du château ont ainsi bénéficié de deux millions d'euros sur cinq ans, avec le soutien de l'État et des Bâtiments de France.




Pool bancaire remanié

Dans le zoo, cette année, deux loutres asiatiques de rivière ont aussi fait leur apparition. « Quatre parcs en Europe en ont. Nous sommes le seul en France. » Leur bassin, avec cascade, a nécessité une enveloppe de 100.000 euros dont 20 % autofinancés. Le reste est porté par emprunt bancaire. Olivier de Lorgeril a d'ailleurs opéré une restructuration financière en 2015, avec un pool bancaire sensiblement identique. « Nous avons fait entrer un nouveau partenaire : la Société Générale », indique-t-il. En moyenne, chaque année, La Bourbansais investit 10 % de son chiffre d'affaires, soit 150.000 euros. Les deux tiers vont au zoo, « moteur de l'activité » ; le reste dans des travaux de maintenance du site touristique (maçonnerie, douves, grilles...). Le dirigeant parle d'« investissements dynamiques ».




Une plaine africaine en 2019 ?

Olivier de Lorgeril anticipe déjà la saison 2019, avec un investissement de près d'un million d'euros en perspective. « Nous voulons créer une plaine africaine dans une des perspectives du château, sur trois hectares, qui pourront accueillir un gros gris de type rhinocéros », présente-t-il étudiant aussi la possibilité de créer six à huit hébergements sous forme de lodges sur des structures autoportées innovantes et design. La Bourbansais ouvre déjà 14 hectares au public. Cette future plaine pourrait drainer 5.000 à 10.000 visiteurs de plus chaque année.




Visiteurs supplémentaires

Chaque nouveauté attire. Le jeune festival des plantes a généré 7.800 entrées supplémentaires l'an dernier, à l'automne. « Cette année, nous visons 10.000 entrées sur deux jours, confie le propriétaire. Nous sommes en train de gagner notre pari d'animation de fin de saison ! », s'enthousiasme-t-il restant toutefois prudent et vigilant vis-à-vis de la taxation des CDD ou d'un projet éolien voisin qui pourrait venir entacher l'image de La Bourbansais. Le parc fêtera en 2017 ses 50 ans d'ouverture au public. Seul Breton réélu au conseil d'administration du Snelac, syndicat de sa profession qui regroupe 500 enseignes (dont le Puy du Fou, Disney...), Olivier de Lorgeril veille.



Géry Bertrande

La Bourbansais
Dirigeant : Olivier de Lorgeril 18 salariés (40 en saison) CA : 1,9 millions d'euros 02 99 69 40 07 www.labourbansais.com

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