L'enquête a été conduite auprès des chefs d'entreprise entre le 27 août et le 3 septembre 2026. Elle porte sur l'activité du mois d'août. L'échantillon comprend environ 8 500 entreprises et établissements sur l'ensemble du territoire national. La Banque de France ne détaille pas le nombre de répondants néo-aquitains. Les résultats sont déclaratifs : ils traduisent la perception des dirigeants, et non une mesure comptable de l'activité régionale.
Une industrie en progression, avec des filières inégales
Corrigée des variations saisonnières, la production industrielle progresse dans tous les grands segments de la région, selon la Banque de France. Les écarts entre filières restent toutefois marqués. Les carnets de commandes sont bien garnis dans l'aéronautique, la défense et les équipements électriques et électroniques. À l'inverse, l'institution relève une demande incertaine dans l'agroalimentaire, l'automobile et la filière bois-papier.
Deux freins sont signalés comme persistants dans plusieurs secteurs : les difficultés de recrutement et les tensions sur les approvisionnements.
Les services marchands renouent avec une dynamique plus favorable. Elle tient à un effet de rattrapage sur certaines prestations aux entreprises après les incendies. Les services à la personne restent, eux, affectés par les épisodes de canicule, les suites des incendies et une consommation prudente.
Bâtiment : la pression sur les prix des devis se maintient
L'activité du bâtiment tient mieux qu'attendu pour une période de congés. Elle reste soutenue par le second œuvre, mais demeure freinée par une reprise lente de la construction de logements. La Banque de France note que la concurrence sur les appels d'offres pèse toujours sur le niveau des devis.
À l'échelle nationale, l'institution observe une trésorerie encore négative dans l'industrie comme dans les services, avec des écarts marqués d'un secteur à l'autre. Son indicateur d'incertitude, construit à partir de l'analyse textuelle des commentaires d'entrepreneurs et en repli ces derniers mois, remonte légèrement dans les services marchands et le bâtiment. Deux motifs sont cités : le contexte politique, qui alimente l'attentisme, et les risques opérationnels liés à l'entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique.
Des prix de vente qui ralentissent, sauf dans les transports
Toujours au niveau national, la Banque de France décrit des cours des matières premières encore tendus. Dans le même temps, la forte concurrence entretient un ralentissement des prix de vente dans l'industrie et le bâtiment. Ces prix ne sont pas revenus, selon l'institution, à leur niveau antérieur au conflit au Moyen-Orient.
Le mouvement est inverse dans les services, où la hausse des prix est un peu plus rapide qu'en juillet. Elle se concentre dans les transports et l'entreposage, parallèlement au renchérissement du carburant.
Pour septembre, les dirigeants néo-aquitains anticipent une poursuite de la hausse dans l'industrie et les services. Dans le bâtiment, la progression pourrait être plus faible qu'en temps normal à la sortie des congés estivaux. Au niveau national, les chefs d'entreprise attendent une stabilité du secteur, avec des carnets de commandes qui restent peu fournis.