Kannad : Focalisé sur les balises
# Industrie # Création d'entreprise

Kannad : Focalisé sur les balises

Après avoir cédé une partie de son activité à NKE, Kannad se concentre sur le domaine où il est nº2 mondial: la balise de détresse aérienne.

Kannad se concentre sur les balises. L'entreprise basée à Guidel vient de céder son pôle dédié à l'instrumentation scientifique, qui concevait des flotteurs océanographiques pour l'Ifremer, à l'entreprise d'Hennebont NKE. «L'instrumentation ne rapportait pas tellement de résultat, historiquement la marge de cette activité n'avait jamais été assez travaillée auprès de l'Ifremer», explique le P-dg Jean-Pierre Bardon. «Nous vendions une cinquantaine de flotteurs par an à 13.000 € l'unité quand une balise aviation est commercialisée 1.000 €, une marine 500 €, à raison de 20.000 à 30.000 par an.» Cap donc sur les balises et plus particulièrement celles de l'aviation.




Balise poids plume

Grâce à un produit phare, la 406 AF-Compact, une balise d'aviation ergonomique et poids plume (800 grammes), qui s'actionne elle-même en cas de crash. «Lorsque vous passez de 100 à 0 kilomètre à l'heure en moins de deux secondes, vous n'avez pas le temps de le signaler vous-même», remarque Jean-Pierre Bardon. Ce produit a rencontré l'adhésion dans l'aviation légère, un petit marché en France (3.000 à 4.000 avions), déjà plus imposant aux États-Unis, où 250.000 avions sont répertoriés sur un total mondial de 350.000 aéronefs. Avec 40% de part de marché sur la balise aérienne, Kannad s'y mesure avec un géant américain, Artex, laissant loin derrière le troisième compétiteur sur le podium. «Nous sommes présents dans plus de 60 pays à travers 120 distributeurs, tous réseaux confondus», précise Sébastien Guitton, directeur marketing et commercial. Kannad réalise 60% de son chiffre d'affaires aérien avec l'aviation légère, le reste avec l'aviation commerciale et des clients comme Airbus ou Eurocopter. L'effort dédié à la R & D, déjà soutenu, à 10% du chiffre d'affaire (5% en comptant les aides), devrait encore s'intensifier prochainement (voir encadré). Après avoir cédé une activité pesant 1,4M€ à NKE, Kannad souhaite stabiliser son chiffre d'affaires à 17,5M€ en 2009. À travers des levées de fonds ou de nouveaux investisseurs dans son capital, l'entreprise n'exclut pas de la croissance externe en 2009. «Il y a peu de chances que la cible soit française ou même morbihannaise», souligne le P-dg de Kannad, qui dispose de 5M€ de fonds propres et de seulement 200.000 € de dettes.

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