Philippe Vasseur, Président de la CCIR
Vous avez présenté, fin juin, douze projets stratégiques. Parlez-nous de ce programme?
Ce n'est pas un programme mais un objectif avec une méthode. Nous avons une vision volontariste, nous sommes les représentants du monde économique face aux pouvoirs publics. Nous allons devoir mutualiser les fonctions. Vous savez, «faire mieux avec moins, c'est faire autrement». C'est important qu'il y ait une cohésion intra-régionale. J'en ai assez des guerres de clochers. Le «Tout à Lille» dans la métropole ou le «Tout sauf Lille» ailleurs, c'est contre-productif. Ma démarche est donc plutôt «bottom up» (approchante ascendante, ndlr) que «top down». Il faut que chacun puisse donner ses idées.
Vous avez installé depuis le 1erjuillet une antenne de la CCIR à Lens. Pourquoi? C'est un équipement qui vaut le coût d'être porté par l'ensemble de la région. Je suis de ceux qui pensent que les choses devraient bouger plus vite. Certains politiques estiment que l'apport de personnes extérieures, sur ce dossier, n'est pas inutile. Est-ce qu'on mesure bien la chance d'avoir le Louvre-Lens? Cela peut changer l'image de la région. Le Louvre, c'est une marque fabuleuse. On n'a pas le droit de rater un truc comme ça.
Vous remettez déjà en cause certains acquis...
Le rôle d'une chambre est un rôle d'influence. Il ne faut pas nous interdire de poser des questions. Ni de briser les tabous comme celui du statut du port de Dunkerque. Est-il voué à rester un port d'État? La question sera posée à terme. Ah, ce ne sera pas pour cette mandature...
- TROIS QUESTIONS À