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Jean-Paul Bailly : «Continuer de former»
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Jean-Paul Bailly : «Continuer de former»





Jean-Paul Bailly, président du conseil de surveillance de SCB, holding du groupe Bailly, vice-président du Conseil européen du co




mmerce et de la réparation automobile et spécialiste de la question au CESR, livre son analyse sur la conjoncture que traverse l'automobile.


Comment analysez-vous la crise actuelle qui frappe le monde de l'automobile?

La bulle était énorme. Et on pouvait déceler quelques facteurs d'alerte au niveau de l'obtention des financements et de la bourse. Traditionnellement l'agenda du 15novembre à la fin décembre n'est jamais une grande période pour les ventes de véhicules. En octobre, nous avons vu une chute de 6,2% des ventes. La chute devrait être de 15% au dernier trimestre, par rapport à 2007. Mais la crise est plutôt devant nous que derrière nous. Pour autant, il ne faut pas se lancer dans un pessimisme délirant. Voyons où l'on peut sauvegarder des parts de marché.


Il est certain qu'en Lorraine nous n'avons pas intérêt à voir l'activité automobile s'arrêter.
Pour l'heure nous ne voyons pas d'unité menacée de fermeture.





Que doivent faire les professionnels pour traverser cette période?


Il faut mettre les moyens pour fidéliser ses clients. Cela passe par la qualité des services. Et pour cela il faut continuer à former. Nous devons avoir une démarche qualitative dans la gestion du personnel. Car pour avoir de bons ouvriers dans cinq ans, nous devons former les jeunes. Il n'y a de valeur que d'hommes. Aussi il ne faut surtout pas fermer les budgets formation.
Et en termes de gestion?
L'année 2009 s'annonce très délicate. Les chiffres les plus inquiétants concernent la vente des véhicules d'occasion. Il va falloir rester très vigilants sur les stocks et les comptes clients. En fin d'année, nous n'avons pas intérêt à surstocker! Il y a le quantitatif et le qualitatif. Les stocks sont le souci numéro un. Si des modèles se vendent mieux, il faut être les premiers à les commander. Par ailleurs, les ententes au niveau financier vont dans le bon sens. Dans cette période, le rôle des banquiers est de servir leurs clients. Nous leur demandons d'être vraiment présents et d'offrir une rapidité dans la prise de décision.
Y a-t-il des points positifs?
Nous constatons que les gens ont tendance à préférer des voitures moins grosses. Et préfèrent avoir recours à une location d'un véhicule plus imposant une ou deux fois par an Mais il ne faut pas sous-estimer l'impact de la sortie de nouveaux modèles. Les nouveaux produits, très bien équipés, restent attractifs.

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