« Lorsqu'avec mon épouse et associée, Marie-Armelle Bories, nous avons repris Dralam Technologies il y a dix ans, nous avons assuré nous-mêmes la fonction commerciale. Marie-Armelle s'est chargée de la gestion et du marketing, je me suis emparé de la partie relations clients - alors que j'avais un profil de directeur de R&D et de production. Nous avons ensuite essayé de recruter un jeune commercial en apprentissage, que nous avons passé en CDI en 2007. Mais c'était difficile, pour moi, de savoir si ce junior avait toutes les compétences du commercial en mains. Et lorque la crise de 2008 est arrivée, avec l'effrondrement de commandes, il n'a pas su y faire face. Nous avons dû nous en séparer en 2009... et reprendre les rênes du service commercial. En renouant avec la croissance, en 2012, nous avons décidé de recruter un commercial confirmé. Nous connaissions le dispositif Ardan Développeur, ainsi qu'une personne embauchée via ce système chez un client et qui marchait bien. Nous aurions pu recruter au travers des annonces, mais nous connaissions un commercial (Régis Pattou, ndlr), qui avait fait la même école d'ingénieurs que mon associée, et qui était disponible à ce moment-là. Il remplissait deux critères : il était expérimenté (ventes de produits dans l'industrie) et nous avions une relation de confiance. Nous nous sommes dit : pourquoi pas le recruter via ce dispositif ? »
Un double avantage
« Nous avons appelé la CCI et monté un dossier, accepté deux mois plus tard. Ardan Développeur présente un double avantage : cela nous aide à recruter grâce à des mesures financières (l'entreprise verse l'équivalent d'une prime de stage pendant six mois), et la recrue suit un cycle de formation diplômante (niveau bac +2) de six mois qui lui permet de prendre de la distance par rapport à ses postes précédents, et de compléter ses compétences avec des modules en commercial, finance, management d'équipe, marketing. Régis Pattou est arrivé chez Dralam en juin 2013. Il était en formation trois à quatre jours par mois, avec notamment des travaux à réaliser sur la stratégie de l'entreprise, ses objectifs, un plan d'action commercial. Intéressant pour nous, car cela l'obligeait à se poser les bonnes questions ! Un tuteur l'a accompagné pendant les six mois, dans l'entreprise. Côté rémunération, il a donc reçu une indemnité de stage et des indemnités chômage. Au terme des six mois, en décembre 2013, nous l'avons recruté en CDI. Il avait déjà fait quelques actions : suivi d'affaires, prospections, relances commerciales. Il était prêt à s'emparer pleinement du poste. Notre vision d'Ardan Développeur ? C'est un excellent dispositif, pas forcément connu des entreprises, ce qui est dommage. Surtout pour une TPE dont la grande difficulté est de recruter un commercial qui ne donnera pas de rendement tout de suite. Et l'arrivée de Régis Pattou a tout changé sur le plan commercial. Nous sommes en croissance et réfléchissons même à embaucher des ingénieurs de développement. »
Propos recueillis par A. B.
Son défi. Dralam Technologies (900 K? de CA en 2014, 10 collaborateurs), spécialiste de l'électronique industrielle, a recruté son responsable commercial via le dispositif Ardan Développeur. Une expérience réussie pour son gérant, Jean-Yves Lelandais.