«Il y a 18 mois, l'entrée au capital d'Inova de la Banque de Vizille marquait la volonté de procéder à une opération de croissance externe. Notre activité qui consiste à faire émerger, en interne, les potentiels d'innovation d'une entreprise, est un marché international qui s'adresse aux grands comptes. Notre plus petit client compte 1.500 collaborateurs. Une filiale en Allemagne et une présence aux États-Unis n'ont pas fourni les résultats escomptés. Aux États-Unis, nous n'avons pas réussi à progresser aussi rapidement qu'on le souhaitait. «Début 2009, j'ai débauché un jeune analyste américain qui connaissait parfaitement notre marché. Il nous a mis en contact avec Vertical*I basée à New York. Cette entreprise accompagne les grands groupes, notamment dans le secteur de la pharmacie, dans l'acquisition d'innovation par l'externe. La synergie des équipes a été immédiate. Mais des rendez-vous business communs n'ont rien donné. La fusion n'a pas eu lieu. «Alors je me suis mis en quête d'une acquisition. J'ai ciblé un concurrent allemand et trouvé des investisseurs. On est allé très loin dans le processus. Cette acquisition aurait permis de constituer un pôle européen fort pour conquérir le marché américain. Cette opération sensible, du fait du rapprochement de deux concurrents, a finalement échoué mi-août2010. Mais ce n'était pas grave car c'était un second choix. «Je me suis retourné vers Vertical*I car je souhaitais toujours acquérir cette entreprise. Grâce à un mouvement de l'actionnariat, l'entreprise était à vendre. Nous avons engagé les discussions en septembre, avec le soutien de la Banque de Vizille, très réactive, et un avocat expert du cabinet Lamy pour faire face à la complexité du droit américain. La fusion a eu lieu le 6décembre 2010. L'opération s'est conclue par un échange d'actions, donc sans cash, mais ça nous a coûté beaucoup d'argent. «Inova dispose ainsi d'un potentiel important sur le marché américain, d'une suite produit complète intégrant la recherche d'innovation en interne et en externe et d'une équipe de R&D à Lausanne, héritée de Vertical*I, dont une partie sera rapatriée à Lyon. «La Banque de Vizille va réinjecter 1,5M€ pour donner plus de poids au nouvel ensemble. Nous attendons un soutien d'Oseo pour relancer un ambitieux programme de R & D, à Lyon, sur l'architecture des logiciels.»
Inova
(Villeurbanne) Président: Gilles Toulemonde Chiffre d'affaires cumulé
2010: 4millions d'euros 50 salariés @email